7.LEXIQUE

Pour toutes vos questions en placements

Table des matières

1. Quelles sont les caractéristiques d'un placement ?

1.1. Le rendement
1.2. Le risque
1.3. La disponibilité du capital

2. Produits de placement

2.1. Les dépôts à terme en francs belges
2.2. Les dépôts d'épargne
2.3. Les comptes à terme en devises
2.4. L'épargne-pension
2.5. Les bons de caisse
2.6. Les bons d'assurance
2.7. Les certificats immobiliers
2.8. Les obligations

a) Les obligations ordinaires
b) Les obligations convertibles
c) Les obligations étrangères
d) Les emprunts subordonnés
e) Les obligations avec warrant
f) Les obligations à coupon-zéro

2.9. Les actions

a) Les actions ordinaires
b) Les actions VVPR
c) Les indices boursiers

2.10. Les fonds et organismes de placement collectif
2.11. Les options

a) Les options sur actions
b) Les options sur indice boursier

2.12. Les warrants
2.13. L'or

                  

 

 

 

 

 

 

 

 

1. Quelles sont les caractéristiques d'un placement?

 

On désigne par "placement" toute affectation d'une somme épargnée dont on n'a pas besoin de disposer immédiatement. Un certain nombre d'instruments de placement sont mis à la disposition de l'investisseur dans ce but. Son choix dépendra de diverses normes qui détermineront sa politique de placement personnelle.

Les normes communes à toute politique de placement concernent le rendement, le risque et la disponibilité du capital. Ajoutons-y le régime fiscal et les frais, car il est bien évident que ces éléments jouent également un rôle non négligeable lorsqu'il s'agit d'évaluer le rendement d'un placement.

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1.1. Le rendement

Le rendement est le critère par excellence pour apprécier une formule de placement, ou pour la comparer à d'autres.

 

Le rendement est le résultat global atteint par un placement durant une période déterminée.

Le rendement se compose des revenus générés par le placement en question (dividendes, intérêts, coupons, bonus, ...), d'une part, et de la plus-value ou moins-value enregistrée au terme de la période de placement, d'autre part.

 

Pour certains types de placements, le rendement est prévisible, puisque le taux d'intérêt est connu dès le début du placement. Pour d'autres, les Sicav par exemple, le rendement est moins prévisible, étant donné que le résultat dépend de la stratégie d'investissement suivie par les gestionnaires du fonds (avoirs investis en actions, obligations, ou une formule combinant les deux, ...). Le rendement ne sera connu dans ce cas qu'à l'issue de la période de placement.

Le rendement dépend de la durée et du degré de risque du placement.

• La durée
Plus la durée durant laquelle on accepte de bloquer son argent est longue, plus le rendement doit être élevé. Du moins en théorie, car en raison de la hausse du coût de la vie, la valeur d'un placement sera moins élevée à l'avenir que ce n'est le cas aujourd'hui. Il est clair que personne n'acceptera de céder ses capitaux pour une durée prolongée que dans la mesure où la perte prévisible de son pouvoir d'achat sera suffisamment compensée.

Plus la durée d'un placement est longue, plus le risque est grand de voir se produire des événements de nature à compromettre le rendement attendu (crise économique, catastrophes naturelles, coup d'Etat, ...).

• Le risque
Les investisseurs souhaitent et c'est logique que les placements à haut risque soient mieux rémunérés.

Or, les actions présentent, comme chacun sait, un risque supérieur à celui des obligations, par exemple; des études ont du reste montré qu'à long terme, les actions offrent un meilleur rendement que les obligations.
Sur le marché boursier américain, le rendement réel (soit le rendement diminué du taux d'inflation) des actions a été depuis 1926 d'environ 7 % l'an en moyenne, alors que le rendement moyen des obligations n'atteignait même pas 1 % par an.

Par ailleurs, les intérêts produits par les placements à taux fixe sont d'autant plus élevés que le degré de risque augmente : la qualité de l'émetteur (c'est-à-dire de la société ou de l'institution émettrice des obligations) et la fermeté ou la faiblesse de la monnaie d'émission ont également un impact sur le taux d'intérêt proposé.

Le rendement est exprimé en pourcentage de l'investissement initial. Si ce rendement est ajouté chaque année au placement ou au capital investi, on parlera de capitalisation. L'effet de la capitalisation peut être très considérable. Ainsi, un rendement annuel moyen de 10 % permet de multiplier par 6,72 le capital initial après 20 ans. Pour un rendement annuel moyen de 9 %, ce facteur est de 5,60.

En matière de rendement, il ne faut cependant pas se laisser abuser par les rendements obtenus dans le passé: les facteurs qui ont favorisé de hauts rendements à une certaine époque peuvent ne plus se répéter dans l'avenir, ou dans une moindre mesure, ce qui explique que le rendement attendu reste incertain.

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1.2. Le risque

Outre le rendement, la deuxième caractéristique importante d'un placement est le risque.

 

Un investisseur intéressé par une formule de placement quelconque tâchera toujours d'avoir l'assurance que le rendement obtenu corresponde effectivement au rendement attendu.
Supposons que nous soyons dans un monde où le risque serait absent: le rendement obtenu serait dans ce cas toujours égal au rendement attendu. Le choix d'un placement se limiterait dès lors à l'option qui présente le rendement le plus élevé.

 

La réalité est toutefois différente. Les revenus d'un placement dépendent d'un grand nombre de facteurs qui, tous, exercent un impact positif ou négatif sur le rendement final. Autrement dit, un placement est en quelque sorte un pari sur l'avenir. Et l'avenir, c'est l'incertain... Cela signifie qu'un investisseur ne doit pas seulement prendre en considération le rendement attendu, mais également tenir compte du risque.
Les fonds d'Etat, par exemple, présentent peu de risques, alors que le rendement des actions de certaines entreprises peut varier pour de multiples raisons (conjoncture, agitation sociale, ...).

• Le risque économique
événements économiques tels qu'une brusque flambée de l'inflation peuvent diminuer considérablement la valeur d'un placement.

• Le risque politique
Ce risque est parfois à l'origine de pertes de rendement importantes. Prenons un exemple concret: les pouvoirs publics peuvent à un moment donné modifier le taux d'imposition applicable à certains types de placements ou renforcer la réglementation des changes, etc., avec comme conséquence: une diminution sensible de la liquidité de certaines formules de placement.

• Le risque de taux d'intérêt
Les obligations sont le plus souvent émises et remboursées au pair, c'est-à-dire à un prix équivalant à 100 % de la valeur faciale, donc la valeur payée par le souscripteur. Entre ces deux dates, c'est-à-dire la date d'émission et la date d'échéance, le souscripteur perçoit des intérêts. Mais en même temps, ses obligations sont susceptibles de coter au-dessus ou en dessous du pair. C'est ce que l'on appelle le risque de taux d'intérêt.
Expliquons-nous: le cours d'une obligation évolue dans le sens contraire à l'évolution des taux d'intérêt. En cas de hausse des taux, le prix de l'obligation baissera, et inversement.
Si l'investisseur souhaite conserver son titre jusqu'à la date d'échéance, cela n'a évidemment aucune importance. Mais s'il souhaite le vendre avant cette date, ce facteur joue un rôle considérable: au cas où les taux progressent après l'achat de l'obligation, ce même investisseur subit une moins-value. Les obligations ne sont cependant pas toutes aussi sensibles au risque de taux, parce que cela dépend aussi du coupon, de la durée, etc. Le risque de taux indique la mesure dans laquelle la valeur d'une obligation fluctue en cas de variation des taux d'intérêt du marché. Supposons qu'un investisseur achète une obligation à 5 ans, assortie d'un taux d'intérêt de 8 %, soit le taux du marché. Il achète ce titre au pair (autrement dit, il paie 100 F pour une obligation de 100 F). Si le taux d'intérêt du marché à 5 ans passe à 9 % le lendemain, l'obligation en question ne représente plus que 96,11 % de sa valeur. En clair: cette baisse de prix permet à un acheteur éventuel d'obtenir à ce moment-là un rendement conforme au marché malgré un coupon de 8 %. Sinon il est bien évident qu'il renoncerait à cet achat. En revanche, si le taux baisse à 7 %, le prix de l'obligation passe à 104,9 %. Conclusion: le risque de taux d'intérêt peut être un handicap pour qui souhaite revendre une obligation avant son échéance finale.

• Le risque de marché
Le risque de marché réside dans la relation entre le prix auquel s'effectue un placement et l'évolution des prix du marché. Tous les placements sont tributaires de ce risque. Celui qui détient des actions en portefeuille ne connaît que le prix payé à l'achat et non le prix qu'il en obtiendra à la vente, ni le montant du dividende qui sera distribué.
Pour les placements à taux fixe, l'incertitude est évidemment moins grande, car l'émetteur versera effectivement au souscripteur les intérêts promis. Pour ce qui est des obligations, le risque de marché dépend de leur durée et du niveau de leurs coupons. Ici, il s'agit plutôt d'un risque de taux d'intérêt.

• Le risque-débiteur
La solvabilité de l'émetteur peut également représenter un risque. Si les performances d'une entreprise laissent à désirer, il y a un danger que dans le futur, celle-ci ne puisse honorer ses engagements quant au paiement des intérêts des obligations émises, ou qu'elle ne soit pas en mesure de rembourser le capital à la date d'échéance. Les obligations émises par les pouvoirs publics ne comportent en principe aucun risque-débiteur: les pouvoirs publics sont en fait le seul emprunteur pour lequel il n'existe pas de problème de remboursement, il leur suffit en effet, au pire, de faire tourner la planche à billets. Dans la pratique cependant, on a observé qu'en période de crise, certains pays pouvaient suspendre temporairement le paiement des intérêts de leur dette (songeons p. ex. à certains pays d'Amérique Latine). La solvabilité de l'émetteur (c'est-à-dire le débiteur de l'emprunt émis) est donc déterminante en ce qui concerne le degré de risque que présente une obligation. Plus sa solvabilité est faible, plus la prime de risque exigée par l'investisseur pour son placement sera élevée. L'émetteur devra donc proposer un coupon à un taux supérieur, ou personne ne voudra de son emprunt. Précisons qu'il n'existe pas de risque-débiteur pour les actions, puisque les actions ne comportent aucune garantie de rendement.

• Le risque de change
Le risque de change réside dans le caractère aléatoire des cours de change des monnaies étrangères par rapport au franc belge. Dès lors, si un investisseur opte pour une formule de placement en devises, il court un risque de change. En effet, il ignore quel sera le cours auquel il pourra changer le produit de son placement en monnaie nationale. Les fluctuations des cours de change sont étroitement liées aux événements politiques et économiques ainsi qu'aux différences structurelles entre deux pays: l'économie d'un pays tel que les Etats-Unis ne peut être comparée à une économie ouverte comme celle de la Belgique.

Le différentiel de taux d'intérêt entre deux monnaies donne une indication de l'opinion positive ou négative du marché à l'égard d'une de ces monnaies. Si le rendement d'une monnaie A est supérieur de x % à celui d'une monnaie B, l'on peut s'attendre à une dépréciation de x % de la monnaie A dans l'année. Cette perspective se traduit dans l'écart entre le cours de change au comptant et à terme. Si le cours au comptant est supérieur au cours de change à terme, on parlera de décote. Dans le cas contraire, il sera question d'une prime.

Bref, les placements comportent des risques dans de nombreux domaines. Quel que soit le risque, celui-ci se reflétera toujours dans les variations du rendement.

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1.3. La disponibilité du capital (ou la liquidité d'un placement)

 

Si l'on parle de disponibilité, c'est pour désigner, d'une part, une durée qui ne doit pas être excessive compte tenu de grosses dépenses envisagées dans un avenir proche et, d'autre part, la facilité ou la rapidité avec laquelle on peut liquider (littéralement transformer en "liquidités") un actif quelconque . Il suffit de songer aux coûts liés à la réalisation imprévue d'un placement. Pour prendre un exemple concret: une maison, par exemple, est un placement par définition non liquide. Car si son propriétaire souhaite la vendre "en urgence" ou sur un coup de tête, rien ne dit qu'il en obtiendra rapidement un prix raisonnable.

 

Cela dit, certains investisseurs souhaitent toujours disposer à bref délai de leur argent, d'autres non. Un investisseur dynamique optera pour des placements liquides qu'il pourra vendre au moment opportun afin de réaliser un bénéfice ou pour tirer parti de nouvelles possibilités. Un investisseur de type conservateur, en revanche, ne sera pas du tout tenté de vendre ses titres rapidement. Il conservera plutôt ses obligations jusqu'à l'échéance, et il donnera la préférence à des placements moins liquides, mais offrant un rendement plus élevé, quitte à laisser échapper de nombreuses opportunités intéressantes.

• Le régime fiscal applicable à un placement
Quelqu'un a dit un jour que dans la vie, nous n'avons que deux certitudes: mourir et payer des impôts.

Il arrive que les pouvoirs publics soient la cause de la première de ces éventualités, mais ils le sont toujours de la seconde!

L'impact fiscal joue - pouvait-on en douter ?  Un rôle déterminant dans l'appréciation de la valeur d'un placement. Il est certain qu'un investisseur attachera davantage d'importance au rendement après impôts qu'avant impôts. Il s'agit donc de savoir quel est le traitement fiscal des revenus d'un placement avant de prendre une décision. Ce n'est que lorsqu'on connaît cet élément que l'on peut faire une estimation du rendement après impôt et du degré de risque, et prendre ensuite une décision en connaissance de cause.

Il est donc important de bien réfléchir à l'objectif du placement. S'agit-il de réaliser surtout des plus-values? Aucun problème de ce point de vue en Belgique, puisque les plus-values ne sont pas taxées. Mais d'autres revenus mobiliers tels que les dividendes, les intérêts, etc., sont soumis au précompte mobilier.

• Les frais
Il n'y a pas que l'impact fiscal qui soit déterminant pour le rendement final d'un placement. 
Il y a également, dans bien des cas, les frais qu'il faut prendre en compte : droits d'entrée, 
frais de sortie avant l'échéance ou non . Et n'oublions pas les frais de transaction, la taxe sur 
les opérations de Bourse et la TVA, ou d'autres frais moins apparents. Dans la mesure où 
l'on conserve un placement plus longtemps, les frais, répartis sur toute la durée du placement, affectent moins le rendement obtenu. Ainsi, si les frais sont de 2 % sur un placement d'une durée de 5 ans, cela signifie que le rendement est amputé de 0,4 %. Mieux vaut, cela va de 
soi, en tenir compte lors du choix d'un placement.

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2. Produit de placement
 

 


2.1. Les dépôts à terme en francs belges.

 

Définition

Un dépôt à terme est une opération qui consiste à effectuer, pour une durée et à un taux d'intérêt déterminés, un dépôt sur un compte ouvert auprès d'un établissement financier.

 

On distingue:

• Les comptes à terme fixe
Les montants placés sur ce type de comptes sont bloqués pour une durée déterminée, 
qui peut aller de quelques semaines à quelques années. Le taux d'intérêt et la date d'échéance sont fixés au début du terme.
Les comptes à terme fixe les plus courants ont une durée de 14 à 30 jours, 1 mois, 3 mois, 
6 mois et 12 mois. Certains établissements financiers vont beaucoup plus loin et proposent 
des dépôts allant jusqu'à 10 ans au maximum.

• Les comptes à préavis
Si l'investisseur souhaite disposer de tout ou partie de ses fonds, il est tenu de respecter dans ce cas un délai de préavis préalablement convenu.

• Les comptes de quinzaine
Contrairement au compte à préavis, le compte de quinzaine permet d'effectuer des retraits toutes les quinzaines.

• Les comptes à un mois et plus
Les sommes déposées sur ces comptes sont replacées à la date d'échéance pour une durée équivalente à la durée initiale et au nouveau taux d'intérêt en vigueur à ce moment-là . Le titulaire dispose toutefois d'une période de 15 jours pour retirer le montant de ses dépôts.

Rendement
L'investisseur convient avec l'établissement financier du terme et du taux d'intérêt lors de l'ouverture d'un compte à terme. Le taux d'intérêt pratiqué sur les comptes à terme est étroitement lié aux taux du marché, qui peuvent fluctuer journellement. 
Ce taux d'intérêt est en général déterminé en fonction du montant du dépôt. 
Par ailleurs, la rémunération des dépôts peu importants sera sensiblement plus faible 
et ne suivra pas d'aussi près l'évolution du marché.
A partir d'un certain montant (1 million BEF / 24789,35 EUR* par exemple), les taux 
d'intérêt appliqués sont plus attrayants. Parfois, les intérêts sont également capitalisés.

Plus le terme est long, plus le taux d'intérêt sera élevé, du moins si la courbe des taux 
d'intérêt présente un profil normal (c'est-à-dire lorsque les taux d'intérêt à long terme sont supérieurs aux taux d'intérêt à court terme). Si la courbe est "atypique", c'est l'inverse. 
Pour apprécier correctement le rendement de ce type de placement, il faut également tenir compte du fait que les intérêts sont soumis au précompte mobilier.


Risque
A l'échéance, le capital sera remboursé avec les intérêts. Cette forme de placement est virtuellement dénuée de tout risque. Il existe d'ailleurs un système de garantie des dépôts, 
qui intervient en cas de faillite éventuelle de l'établissement financier pour indemniser, 
jusqu'à concurrence d'un montant maximum, les épargnants lésés.

Disponibilité du capital
La liquidité d'un dépôt à terme dépend de la durée convenue avec la banque. Lorsque surviennent des circonstances exceptionnelles (achat d'une voiture, impôts à payer, 
mariage d'un enfant, ...), les établissements de crédit acceptent souvent le retrait anticipé des dépôts à terme, mais en appliquant un taux d'intérêt inférieur à celui qui a été convenu à l'origine.
Cette forme de placement est tout à fait indiquée lorsqu'on souhaite tirer rapidement parti de l'évolution des conditions du marché. Si l'on s'attend à une hausse des taux d'intérêt à bref délai, mieux vaut effectuer des placements à court terme, de façon à pouvoir replacer son argent à un taux plus élevé au moment du renouvellement. Cette formule convient également parfaitement pour "parquer" des fonds dans l'attente d'une amélioration des conditions de placement.
Cette formule est traditionnellement assortie d'un délai de préavis. A défaut d'un préavis 
durant le délai en question, le dépôt est automatiquement prolongé pour une même période, bien entendu au taux d'intérêt en vigueur à ce moment-là.


Frais
En règle générale, ce type de placement n'entraîne pas de frais.


Suivi
Le suivi d'un dépôt à terme s'effectue en se reportant aux extraits de compte délivrés par la banque. Si l'on veut se faire une idée du niveau des taux d'intérêt appliqués en fonction des différents termes, il suffit de consulter le journal L'Echo aux rubriques "Cha
nges et taux d'intérêt -Marché monétaire" et "Certificats de trésorerie". 
Mais attention: les taux d'intérêt publiés en l'occurrence sont ceux du marché, dont les seuls à pouvoir bénéficier sont les établissements financiers.

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2.2. Les dépôts d'épargne

 

Définition

La différence entre un livret de dépôt, un compte ou un livret d'épargne est purement formelle. Les banques d'épargne utilisent ces dernières appellations, tandis que les banques sont tenues de faire usage de la première. 
Contrairement au dépôt à terme, le dépôt d'épargne est une opération qui consiste à placer des fonds à intérêt pour une durée indéterminée sur un compte ouvert auprès d'un établissement financier.

 

Rendement
Les dépôts d'épargne bénéficient en Belgique d'un statut spécial, étant donné que les intérêts acquis sont exonérés du précompte mobilier jusqu'à concurrence d'un certain montant. 
La bonification d'intérêts applicable à un dépôt d'épargne est strictement réglementée; elle se compose d'un taux d'intérêt de base, d'une prime d'accroissement et d'une prime de fidélité.

• Taux d'intérêt de base
Ce taux d'intérêt, fixé par la Commission Bancaire et Financière en fonction du marché, est calculé au jour le jour, sur la base de 365 jours/an. La date de valeur, c'est-à-dire le jour où le versement commence à produire de l'intérêt, est le jour qui suit celui du versement. 
Le taux de base est un taux d'intérêt statique qui n'est pas souvent modifié.

• Prime d'accroissement
Le taux d'intérêt de base peut être complété d'une prime d'accroissement pour autant que le dépôt demeure six mois en compte. Le taux d'intérêt est augmenté de la prime d'accroissement après une période de six mois du calendrier civil.

• Prime de fidélité
Cette prime est octroyée pour tout montant qui demeure inscrit au compte durant douze mois consécutifs après l'attribution de la prime d'accroissement.


Risque
Cette forme de placement ne présente pour ainsi dire aucun risque.
Par ailleurs, il existe un système de garantie des dépôts qui intervient en cas de faillite éventuelle de l'établissement financier afin d'indemniser, jusqu'à concurrence d'un montant maximum, les épargnants lésés.

Disponibilité du capital
Le dépôt d'épargne est une forme de placement extrêmement souple. 
On peut effectuer des retraits à tout moment et sans préavis jusqu'à un certain montant. Au-delà de ce montant, il faut respecter en général un certain délai de préavis. 
Le placement de fonds sur un compte ou livret d'épargne est particulièrement indiqué comme position d'attente dans la perspective d'un achat important, ainsi qu'en vue de se constituer une réserve de sécurité pour des événements imprévus.

Frais
L'ouverture et la tenue d'un compte d'épargne sont gratuites.

Suivi
Le suivi est assuré par le biais d'extraits de compte.

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2.3. Les comptes à terme en devises

 

Définition

Le dépôt à terme en devises est une opération qui consiste à placer à intérêt des fonds libellés en devises étrangères sur un compte ouvert auprès d'un établissement financier pour une période déterminée.

 

Rendement
Outre le taux d'intérêt, le rendement des dépôts à terme en devises est largement tributaire de l'évolution des cours de change. Les dépôts en monnaies fortes ne produisent que relativement peu d'intérêts tandis que ceux en monnaies faibles et ceci est certainement le cas en période 
de spéculation génèrent des intérêts sensiblement plus élevés. 
Il convient donc de tenir compte de ce différentiel d'intérêt par rapport aux fluctuations attendues des cours de change. 
Le différentiel de taux d'intérêt est en principe un indicateur de la mesure dans laquelle le marché s'attend à ce qu'une monnaie donnée se déprécie par rapport à une autre.
Certains établissements de crédit proposent des dépôts à terme en devises avec paiement mensuel des intérêts.
Il faut également se rappeler que les intérêts générés par ce type de placement sont soumis au précompte mobilier.

Risque
Les dépôts à terme en devises étrangères ont un caractère éminemment spéculatif. L'investisseur se base en effet sur certaines attentes quant à l'évolution de telle ou telle monnaie de placement par rapport au franc belge. Le rendement final sera donc largement tributaire de l'évolution des cours de change: si la monnaie en question se déprécie, le déposant accusera une moins-value, si elle se raffermit, une plus-value.
En outre, si un fort mouvement de spéculation affecte la monnaie en question, impossible de mettre fin au placement en cours et de profiter de taux d'intérêt plus élevés que l'on pourrait éventuellement obtenir, puisque le terme est fixe.


Disponibilité du capital
• La liquidité des dépôts à terme en devises dépend de la durée du placement, convenue avec l'établissement financier. S'il est théoriquement possible d'interrompre le terme du placement, disons tout de suite que cette option est peu intéressante en raison des frais et de la perte de rendement que cela implique.

• Cette forme de placement convient à qui souhaite tirer parti de l'évolution des conditions du marché. Si l'on s'attend à une hausse des taux d'intérêt à court terme ou à un raffermissement de la monnaie de placement, mieux vaut choisir le court terme, de façon à pouvoir renouveler à l'échéance le placement en cours à un taux d'intérêt supérieur ou à profiter éventuellement d'un raffermissement de la monnaie en question.

• Cette formule est également idéale pour "parquer" des fonds dans l'attente de meilleures opportunités de placement. Lorsque, par exemple, une obligation en lires italiennes arrive à échéance, les fonds ainsi libérés peuvent être déposés sur un compte à terme en attendant une nouvelle opportunité de placement en lires italiennes.


Frais
En règle générale, cette forme de placement ne comporte pas de frais.


Suivi
Le suivi s'effectue au moyen des extraits de compte. Pour avoir un aperçu du niveau des taux d'intérêt appliqués selon les différents termes et devises, il suffit de consulter le journal L'Echo à la rubrique "Change et taux d'intérêt des Eurodevises". Mais attention: il s'agit des tarifs du marché dont les établissements financiers sont les seuls à pouvoir bénéficier.

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2.4. L'épargne-pension

 

Définition

L'épargne-pension permet de se constituer un capital ou une réserve lorsqu'on quitte la vie active. Entre 18 et 64 ans, tout un chacun peut épargner annuellement un montant pouvant atteindre 22.000 BEF / 545,37 EUR* maximum en bénéficiant d'un régime fiscal de faveur. Ce montant est porté à 40.000 BEF / 991,57 EUR* par le Ministre des Finances pour les investisseurs qui ne peuvent faire appel à une pension de l’état ou à une pension extralégale telle qu'une assurance-groupe ou un fonds de pension. Les modalités suivantes sont applicables à l'épargne-pension:

          • durée minimum: 10 ans

          • les versements doivent être effectués durant cinq années au moins, pas  nécessairement consécutives.

          • chaque versement doit rester en compte pendant 5 ans au moins. Si l'on effectue par exemple un versement à 63 ans, le capital ne pourra être libéré qu'à 68 ans.

 

Les montants versés peuvent être déduits des revenus cumulés imposables nets du ou des contribuable(s). La déduction n'est plus autorisée à partir de l'année durant laquelle la personne pratiquant l'épargne-pension atteint l'âge de 65 ans, ou à partir de l'année de la mise à disposition effective du capital. Pour tous les versements effectués depuis 1992, la réduction ne se calcule plus sur la base du taux d'imposition marginal, mais à un "taux moyen amélioré", soit le tarif utilisé pour la déduction des charges de famille. La limite inférieure de ce taux d'imposition est de 30 % et la limite supérieure, de 40 %.
Le prélèvement anticipé a été instauré à partir de 1992. Il s'agit d'une taxe définitive qui remplace tout autre prélèvement (à l'exception des droits de succession). 
Ce prélèvement est effectué soit le jour où la personne pratiquant l'épargne-pension atteint ses 60 ans, soit lorsque le retrait du capital est autorisé et que l'on remplit un certain nombre d'autres conditions. 
Nous fournirons bien volontiers davantage d'informations à ce sujet à tout intéressé qui souhaite disposer de son capital d'épargne-pension.

Il existe trois systèmes d'épargne-pension:

• Le compte d'épargne collectif (fonds de pension)
Les versements sont convertis en parts d'un fonds de pension géré par des spécialistes en placements. Les revenus sont capitalisés, ce qui augmente la valeur des parts. On peut également acheter des fractions d'une part.

• Le compte d'épargne individuel
Il s'agit d'un compte ordinaire ouvert auprès d'un établissement financier et destiné uniquement à l'épargne-pension. Le titulaire du compte gère et place lui-même les montants versés.

• L'assurance-pension
L'épargnant souscrit, contre paiement de primes équivalentes aux versements annuels, une assurance auprès d'une compagnie d'assurances belge en vue d'obtenir une pension, une rente ou un capital en cas de vie ou de décès.

Des trois formules évoquées ci-dessus, la première est la plus courante.


Rendement
Le rendement global est fonction:

      • de l'économie d'impôt réalisée
      • du montant des frais, taxes et commissions
      • du rendement effectif produit par le placement
      • de la taxe finale à acquitter lors de la mise à disposition du capital

L'économie d'impôt dépend évidemment du "taux d'imposition moyen amélioré", 
qui est de 40 % pour la plupart des participants à l'épargne-pension.

• Le compte d'épargne collectif
L'épargnant conclut avec le fonds de pension une convention de moyens aux termes de laquelle le gestionnaire du fonds s'engage uniquement à affecter les ressources collectées de façon à en obtenir un rendement maximal, sans garantir pour autant un rendement minimum.
Le rendement d'un fonds de pension dépend de l'évolution des marchés financiers.

• Le compte d'épargne individuel
L'épargnant place lui-même les montants versés et le rendement sera également tributaire de l'évolution des marchés financiers.

• L'épargne-assurance
La compagnie d'assurances s'engage à offrir un rendement minimum de 4,75% au souscripteur.

Risque

• Le compte d'épargne collectif
La gestion du fonds est soumise à des limitations légales. Les placements seront répartis sur différents types d'actifs tels qu'actions, obligations, dépôts et biens immobiliers. 
Le risque auquel le fonds est soumis est donc limité. En répartissant les placements sur différents produits, on parvient à constituer un portefeuille présentant un faible risque et procurant néanmoins un rendement élevé.

• Le compte d'épargne individuel
Le capital limité dont un particulier dispose en général n'offre guère de larges possibilités en matière de diversification; le risque sera donc en l'occurrence beaucoup plus élevé.

• L'épargne-assurance
Puisque la compagnie d'assurance garantit un rendement minimum, le risque est limité. Il y a toutefois un inconvénient : le rendement est moins transparent dans le cas de l'épargne-assurance, étant donné que la valeur d'inventaire n'est pas publiée chaque semaine.
L'épargne-pension comporte néanmoins un risque politique manifeste: le régime fiscal de faveur dont elle bénéficie a déjà été partiellement réduit dans le cadre des économies budgétaires. Rien ne dit qu'à l'avenir il ne le sera encore davantage.


Disponibilité du capital

• Le compte d'épargne collectif
Qui souhaite retirer anticipativement les sommes épargnées se verra sanctionné sur le plan fiscal. En effet, le montant ainsi prélevé sera ajouté au revenu annuel et taxé au taux d'imposition marginal. Le retrait anticipé ne doit donc être envisagé qu'en cas de problèmes importants de trésorerie personnelle. Il est toutefois possible de passer d'un fonds de pension à un autre sans implications fiscales. En cas de passage d'un fonds de pension à un système d'épargne-assurance, il y a une taxe à payer.

• Le compte d'épargne individuel
Retirer les fonds anticipativement, c'est s'exposer à une taxation au taux marginal.

• L'épargne-assurance
Retirer avant terme les montants épargnés, ou passer à un autre système d'épargne-assurance ou à un fonds de pension, c'est aussi se voir imposer au taux d'imposition marginal.


Frais

• Le compte d'épargne collectif
A l'entrée d'abord, et chaque année ensuite, des frais de gestion, peu élevés, il est vrai, sont déduits de la valeur d'inventaire des parts du fonds. Le montant de ces frais peut varier d'un établissement à l'autre.

• Le compte d'épargne individuel
L'épargnant est tenu de payer des frais de courtage sur les placements, ainsi que des frais d'administration, qui lui sont portés en compte par l'établissement.

• L'épargne-assurance
Un montant forfaitaire est prélevé automatiquement chaque année lors du paiement de la prime. En outre, une indemnité de gestion est également portée en compte pendant toute la durée de l'épargne-pension.


Suivi

• Le compte d'épargne collectif
Les cours des fonds de pension sont publiés quotidiennement dans le journal L'Echo sous la rubrique "Fonds de placement et Sicav". Mais on peut également suivre l'évolution des montants épargnés au moyen des extraits de compte.

• Le compte d'épargne individuel
L'épargnant peut suivre lui-même l'évolution de ses placements à l'aide des cours de clôture des différents types de placement; ces cours sont publiés dans le journal L'Echo.

• L'épargne-assurance
En matière d'épargne-assurance, la valeur d'inventaire n'est pas publiée.

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2.5. Les bons de caisse

 

Définition

Les bons de caisse sont des obligations à moyen terme (jusqu'à 5 ans) émises par un établissement financier et auxquelles peuvent souscrire les investisseurs. 
Les bons de caisse ont une durée déterminée et sont assortis d'un taux d'intérêt fixe ou variable.  Le remboursement du montant nominal s'effectue à la date d'échéance. 
Les bons de caisse sont émis en permanence; il n'y a donc pas de période de souscription déterminée.

 

Rendement
Le rendement d'un bon de caisse, c'est simplement l'intérêt produit annuellement, que le souscripteur peut encaisser contre remise des coupons attachés au manteau. 
Le taux d'intérêt d'un bon de caisse est parfois légèrement moins élevé que celui d'une obligation de la même durée. Il y a également parfois quelques différences de taux d'intérêt entre établissements financiers. La plupart des banques laissent le choix au détenteur entre l'encaissement annuel des coupons ou leur capitalisation jusqu'à la date d'échéance finale.


Risque
Un bon de caisse ne comporte en principe aucun risque si ce n'est le risque-débiteur.

Disponibilité du capital
La liquidité des bons de caisse est limitée. Ces titres ne sont pas cotés en Bourse, 
mais on peut les négocier lors des séances de ventes publiques supplémentaires prévues à cet effet. Cette procédure demande toutefois du temps et est assez coûteuse. 
Un certain nombre d'établissements financiers rachètent leurs bons de caisse, 
créant ainsi une liquidité toute relative de ces titres. Cela dit, mieux vaut éviter de demander 
le remboursement anticipé d'un bon de caisse.

Frais
A l'achat de bons de caisse, le souscripteur ne paie que la taxe sur les opérations de Bourse.

Suivi
On dispose de deux possibilités pour suivre l'évolution des bons de caisse:
 
      • en prenant contact avec l'émetteur (= l'établissement financier)

      • en consultant les cours des bons de caisse négociés lors des ventes publiques supplémentaires, régulièrement publiés dans le journal L'Echo.

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2.6. Les bons d'assurance

 

Définition

Un bon d'assurance est une assurance vie d'une durée limitée. Le contrat est conclu avec une compagnie d'assurances établie au Luxembourg. En vertu de la législation luxembourgeoise, l'investisseur ne résidant pas au Grand-Duché de Luxembourg ne doit pas payer de précompte mobilier, ni de droits de succession ou de donation au Luxembourg; cette formule est donc exonérée d'impôts. L'investisseur n'est toutefois pas exempté pour autant d'en faire la déclaration dans son pays d'origine.
Le contrat d'assurance prend fin soit au décès de l'assuré, soit à la date d'échéance. 
En cas de décès, les personnes désignées par le titulaire bénéficient des prestations prévues au contrat.
Les bons d'assurance peuvent être obtenus en diverses monnaies et pour différentes durées.

 

Rendement
Le rendement de ce type de placement est connu au moment des versements. Il dépend de la durée et de l'unité monétaire choisies. Le souscripteur ne perçoit pas de coupons pendant la durée du contrat. Les intérêts sont capitalisés et augmentent donc la valeur de remboursement à la date d'échéance finale. Etant donné qu'il n'y a pas de retenue de précompte mobilier au Luxembourg, le rendement brut équivaut au rendement net.


Risque
Les bons d'assurance ne comportent en principe d'autre risque que le risque-débiteur. Il s'agit d'un placement nominatif, ce qui constitue une protection dans l'éventualité d'un vol. A la conclusion du contrat, le souscripteur a la possibilité de désigner un bénéficiaire en cas de décès. A noter aussi que le cadre légal et fiscal du Grand-Duché de Luxembourg est stable et garantit le secret de l'assurance.


Disponibilité du capital
Un bon d'assurance est un placement nominatif et n'est donc pas négociable. Le capital épargné peut toutefois être réclamé à tout moment. L'on perçoit le capital initial augmenté des intérêts acquis (=valeur de rachat). En raison de l'indemnité de remboursement qui est portée en compte au souscripteur dans ce cas-là , il va de soi que le remboursement anticipé n'est guère recommandé.


Frais
Le titulaire ou le bénéficiaire d'un bon d'assurance est tenu de payer les droits de timbre et d'enregistrement ainsi que tous les autres impôts et taxes existants ou futurs prévus par les lois et décrets du Grand-Duché de Luxembourg.
Les versements, diminués de ces frais divers, sont capitalisés au taux d'intérêt convenu.


Suivi
Les cotations des bons d'assurance ne sont pas publiées dans le journal L'Echo. Etant donné que lors de la conclusion du contrat d'assurance, la valeur de remboursement à la date d'échéance est déjà connue, le suivi de ce type de placement ne s'impose guère.
Anhyp renseigne volontiers à tout moment les investisseurs intéressés au sujet des taux d'intérêt applicables aux bons d'assurance.

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2.7. Les certificats immobiliers

 

Définition

Les capitaux nécessaires à la mise sur pied de grands projets immobiliers tels que les centres commerciaux ou les immeubles de bureaux sont généralement réunis par le biais d'un système de certificats immobiliers ou certificats fonciers. Un certificat immobilier ne constitue pas en soi un titre de propriété, mais bien une créance à l'égard de la société émettrice du certificat. Les certificats immobiliers offrent aux investisseurs disposant de moyens relativement limités un accès au marché professionnel de l'immobilier.

 

Rendement
Le rendement d'un certificat immobilier se compose de deux éléments: les revenus locatifs, d'une part, et la valeur résiduelle ou la plus-value éventuelle obtenue à la vente de l'immeuble, d'autre part. Les revenus locatifs sont ristournés au détenteur du certificat immobilier sous la forme d'un coupon attrayant. De point de vue fiscal, il y a moyen de scinder ce coupon en une part équivalant au remboursement du capital et une part égale aux intérêts perçus, ce qui est particulièrement avantageux. La somme représentant le remboursement du capital est exonérée d'impôt durant toute la durée du certificat et seul le supplément, c'est-à-dire la part des intérêts, est soumis au précompte mobilier. Ce n'est qu'à la date d'échéance finale que le précompte mobilier est retenu sur le capital remboursé.

A la vente de l'immeuble, le détenteur du certificat percevra sa part du produit de la vente, 
y compris l'éventuelle plus-value ou moins-value en fonction du nombre de certificats immobiliers qu'il détient. La plus-value d'un immeuble dépend d'éléments tels que sa situation et son rendement locatif.


Risque
Les certificats immobiliers ne sont pas dénués de risque.
La valeur du coupon peut varier en fonction de divers facteurs:

      • Il faut tenir compte de l'incertitude quant au niveau des loyers. Il se peut, par exemple, que dans un centre commercial, certains espaces demeurent inoccupés; cela diminue évidemment la valeur du coupon payé.

      • Autre éventualité: en cas de hausse de l'inflation, et donc de baisse du pouvoir d'achat, la valeur du coupon augmentera en raison de l'indexation des loyers.

D'autre part, il y a l'évolution des taux d'intérêt. En cas de hausse des taux d'intérêt, le produit de la location diminue par rapport au rendement des obligations. Le cours du certificat immobilier évolue dès lors à la baisse.

Le risque-débiteur des certificats immobiliers est limité: si la société gestionnaire fait faillite, l'immeuble pourra toujours être mis en vente. Il n'est toutefois pas impossible qu'en cas de liquidation, le montant de la vente de l'immeuble soit inférieur à ce qu'avait été son prix d'achat, auquel cas il y aura une moins-value sur l'immeuble.


Disponibilité du capital
Les certificats immobiliers sont cotés en Bourse, mais leur liquidité est toute relative 
(le nombre de transactions varie de 10 à 50 par jour). Certains certificats immobiliers ne sont du reste négociés qu'une seule fois par mois. 
Qui souhaite acheter des certificats immobiliers, doit tenir compte du fait que ce marché est très restreint, ce qui tend à fausser les prix pratiqués sur les marchés boursiers.


Frais
La vente ou l'achat de certificats immobiliers s'accompagnent du paiement de frais de transaction. Ces frais se composent d'une taxe sur les opérations de Bourse et d'une commission de courtage, autrement dit des frais comparables à ceux qui affectent les transactions en actions.

Suivi
La liste des certificats immobiliers, pour autant qu'ils soient cotés en Bourse, est publiée 
dans le journal L'Echo à la rubrique "Marché secondaire - Certificats fonciers".

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2.8. Les obligations


a) Les obligations ordinaires

 

Définition

Une obligation constitue une part d'un emprunt divisé en coupures. Autrement dit, il s'agit d'un prêt accordé à l'émetteur de l'obligation. On se trouve donc en quelque sorte en présence d'une reconnaissance de dette de l'émetteur de cet emprunt. Généralement, il s'agit d'une créance à relativement long terme, dont le taux d'intérêt et la durée sont fixés à l'avance.

 

La durée s'échelonne le plus souvent entre 5 et 30 ans, mais on a déjà connu des émissions d'une durée inférieure à 5 ans ou (très exceptionnellement) supérieure à 30 ans.

La valeur nominale est remboursée à la date d'échéance. Les intérêts annuels peuvent être encaissés contre remise des coupons attachés au manteau de l'obligation.

Mais si les intérêts annuels sont ajoutés au capital et produisent à leur tour des intérêts, on parlera d'une obligation de capitalisation.

Quant aux taux d'intérêt, il existe essentiellement deux possibilités:

                    • lorsqu'il s'agit d'obligations à taux fixe, le montant des coupons reste fixe jusqu'à 
                       la date d'échéance finale;

                    • en revanche, pour les obligations à taux variable, le taux d'intérêt est adapté 
                       périodiquement au taux du marché.

Les obligations peuvent être négociées avant leur date d'échéance. La valeur du moment pourra être supérieure ou inférieure à la valeur nominale, si bien que le souscripteur réalisera le cas échéant une plus-value ou une moins-value.

On distingue deux sortes d'obligations dans la catégorie des obligations ordinaires:

                    • les emprunts d'Etat classiques;

                    • les obligations émises par les entreprises.


Rendement
Le rendement d'une obligation est largement tributaire:

      • de facteurs divers : valeur nominale, coupon, durée, taux d'intérêt (fixe/variable);

      • du niveau des taux d'intérêt sur les marchés obligataires domestiques et étrangers;

      • de la notoriété du débiteur et du risque que celui-ci représente quant à sa  solvabilité;

      • de divers autres facteurs: devise, frais de transaction, régime fiscal, disponibilité du 
         capital, ...          

Comme tout autre instrument de placement, les obligations produisent deux sortes de revenus:

                   • les revenus d'intérêts;

                   • les gains variables en capital (autrement dit les plus-values).

Le souscripteur perçoit les revenus d'intérêts en encaissant périodiquement le produit des coupons.

En revanche, pour ce qui est des plus-values éventuelles, celles-ci ne sont enregistrées que lorsque les obligations sont cédées avant la date d'échéance finale et que les taux d'intérêt du marché ont baissé à ce moment-là .

Considéré globalement, le rendement des obligations peut être qualifié d'attrayant et de très compétitif grâce à la conjugaison des revenus d'intérêts et des plus-values éventuelles.


Risque
La règle générale veut que les taux d'intérêt et le cours des obligations évoluent en sens inverse. Si les taux d'intérêt sont à la hausse, les cours évoluent à la baisse, et inversement. L'investisseur avisé achètera donc des obligations à un certain prix pour les revendre ensuite à un prix plus élevé en misant sur l'éventualité que les taux d'intérêt auront baissé entre-temps. Evidemment, il s'expose à une moins-value dans le cas où les taux d'intérêt auraient progressé.

Un autre risque important propre aux placements en obligations est lié au fait que le taux est fixe pour toute la durée du placement et n'est donc pas susceptible d'augmenter en période de hausse de l'inflation. A vrai dire, l'inflation est le souci majeur des investisseurs en obligations. Elle réduit non seulement le pouvoir d'achat représenté par le montant nominal de leur placement, mais elle a également un puissant impact sur l'évolution des taux d'intérêt. L'inflation peut induire des mouvements de taux d'intérêt considérables provoquant de brusques secousses sur les marchés, et donc d'énormes moins-values.

Il y a également le risque de remboursement anticipé par l'émetteur. Il arrive que les pouvoirs publics émettent des obligations avec ce que l'on appelle une option "call" ou option de rachat, ce qui donne à l'émetteur le droit de rembourser anticipativement les obligations en cas de baisse des taux d'intérêt. Etant donné que cette opération se produit toujours à des moments profitables pour l'émetteur, et donc peu favorables pour l'investisseur, ce dernier se voit confronté à un risque au niveau du renouvellement de son placement.

Lorsqu'il possède des obligations émises par une entreprise, la qualité de l'émetteur joue également un rôle important. Plus la solvabilité de l'émetteur est réputée faible, plus le risque de défaillance au moment de l'échéance est élevé. Pour se prémunir contre ce danger, l'investisseur exige donc tout naturellement une prime de risque, raison pour laquelle le rendement des obligations émises par les entreprises sera toujours supérieur à celui d'un emprunt d'Etat.


Disponibilité du capital
La liquidité dépend du volume de l'émission et de l'existence d'un marché secondaire suffisamment actif, ce qui n'est pas toujours le cas, si bien que le Fonds des Rentes crée une certaine liquidité, contribuant ainsi à rendre ces titres plus aisément négociables.

Les emprunts d'Etat classiques sont surtout recherchés par les particuliers. Mais puisque ceux-ci conservent en général leurs titres jusqu'à l'échéance finale, le volume des transactions de ce type sur le marché reste plutôt restreint.


Frais
L'achat et la vente d'obligations donnent lieu à des frais de courtage et au prélèvement d'une taxe sur les opérations de Bourse. Le tarif du courtage est établi sur la base d'un accord mutuel et peut être escompté dans le prix de la transaction. Un aperçu des frais de transaction est publié chaque premier mardi du mois dans le journal L'Echo.


Suivi
Les cours des obligations paraissent chaque jour dans le journal L'Echo sous la rubrique "Marché des Obligations - Obligations du secteur public".

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b) Les obligations convertibles

 

Définition

Une obligation convertible possède toutes les caractéristiques d'une obligation 
ordinaire à taux fixe (coupons payés périodiquement et remboursement du montant nominal à l'échéance), mais elle peut être convertie en actions de l'émetteur. 
Ce droit de conversion est indissociable de l'obligation, et ne peut être vendu séparément.

 

Les obligations convertibles sont surtout émises par de petites entreprises dynamiques qui souhaitent en fait procéder à une émission différée d'actions de capital. Ces entreprises ont besoin de capitaux frais qu'elles ne peuvent que difficilement obtenir à un coût raisonnable compte tenu de leur manque de notoriété et du risque qu'elles représentent aux yeux des investisseurs. 
Les obligations convertibles offrent une solution dans ce cas.

Caractéristiques importantes:

          • l'investisseur peut échanger ses obligations contre des actions.

          • le droit de conversion peut être exercé soit à n'importe quel moment, soit durant une période bien déterminée, débutant généralement quelques années après la date d'émission.

          • le prix initial de conversion - c'est-à-dire le prix à payer pour les actions lorsque le souscripteur exerce son droit de conversion peut être exprimé en termes de ratio de conversion. Il s'agit du nombre d'actions ordinaires auquel le montant nominal de l'obligation donne droit. Ce ratio est invariable.

• l'émetteur prévoit le plus souvent également une option "call". S'il exerce cette option, les investisseurs ont le choix entre le remboursement de l'obligation ou sa conversion.

Rendement
Grâce à la possibilité de conversion des obligations en actions, le souscripteur profite de la hausse des actions tout en percevant un montant fixe généralement supérieur au dividende d'une action.

La valeur d'une obligation convertible dépend de l'évolution de la valeur de l'action dans laquelle elle pourra être convertie. Si le prix de l'action diminue, l'obligation convertible constitue un placement plus intéressant que l'action sous-jacente, la baisse de valeur étant limitée grâce aux caractéristiques du placement obligataire. La baisse de valeur de l'obligation sera de la moitié environ de celle de l'action.

Au cas où la valeur des actions progresse, celle des obligations convertibles fera de même. En règle générale, on estime que l'obligation augmente de 2/3 environ de la hausse enregistrée par l'action. Lorsque la valeur des actions est à la hausse, le rendement des obligations convertibles est donc inférieur à celui des actions.

En cas de liquidation éventuelle, les obligations convertibles offrent davantage de protection que les actions, parce qu'elles sont généralement remboursées avant les actions ordinaires et les actions privilégiées.


Risque
Si le prix des actions n'augmente pas comme prévu, le rendement total de l'obligation convertible sera inférieur au rendement d'autres types d'obligations. Si le prix des actions progresse, la plus-value sera moins élevée que le gain réalisé sur les actions sous-jacentes.
Il faut également tenir compte du risque de faillite de l'émetteur, car les obligations convertibles sont subordonnées aux autres obligations émises. La période s'écoulant entre la date du dernier coupon et la date de la conversion des obligations en actions ne produit pas d'intérêt. C'est pourquoi il vaut mieux que la conversion coïncide avec la date du dernier coupon.
A noter encore : l'obligation et l'action sont parfois émises dans des monnaies différentes, ce qui crée un risque de change.


Disponibilité du capital
Il s'agit ici d'un type d'obligation spécifique dont le volume d'émission est plutôt limité, si bien que leur degré de liquidité est restreint.


Frais
L'achat et la vente d'obligations donnent lieu au paiement de frais de courtage et au prélèvement d'une taxe sur les opérations de Bourse. Le tarif du courtage est établi sur la base d'un accord mutuel et peut être escompté dans le prix de la transaction. Un aperçu des frais de transaction est publié chaque premier mardi du mois dans le journal L'Echo.

Suivi
Les cours des obligations convertibles sont publiés dans le journal L'Echo sous la rubrique "Marché des Obligations - Obligations du secteur privé - Obligations belges convertibles et avec warrant cotées par titre".

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c) Les obligations étrangères

 

Définition

L'investisseur belge a le choix entre:

       • des obligations étrangères ordinaires: il s'agit d'obligations émises à l'étranger sur les marchés domestiques des émetteurs respectifs (p.ex. une obligation en DEM de l'Etat allemand, émise en Allemagne).

       • des euro-obligations: le marché des euro-obligations n'est autre que le marché international des capitaux, sur lequel des émetteurs empruntent, hors des limites de leur marché domestique, simultanément dans plusieurs pays, des capitaux à moyen ou à long
terme (p.ex. une entreprise américaine émet un emprunt en yens japonais et vend ces obligations en Allemagne et en Suisse). Les euro-obligations peuvent être encaissées dans des pays ne pratiquant pas de retenue du précompte mobilier (ex. le Luxembourg, les Pays-Bas, ...). Cette pratique est parfaitement légale, mais l'investisseur est obligé d'en faire état dans sa déclaration d'impôts.

 

Les formules de taux d'intérêt et les techniques d'amortissement sont sensiblement plus variées que dans le cas des obligations belges.

Quelques caractéristiques:

      • ce sont des obligations au porteur;

      • les intérêts sont calculés sur la base 30/360;

      • le montant des intérêts payés est brut, à charge pour le bénéficiaire d'en faire la déclaration au fisc;

      • les euro-obligations sont des instruments de placement à long terme dont la durée varie entre 5 et 30 ans

      • elles sont émises le plus souvent en petites coupures (environ 1.000 USD)

      • les émetteurs sont généralement des pouvoirs publics, des organismes publics, des
institutions supranationales, telles que la Banque Mondiale, ou des entreprises multinationales.


Rendement
Le rendement des euro-obligations est largement tributaire:

      • de facteurs divers: valeur nominale, coupon, durée, taux d'intérêt (fixe/variable);
     • du niveau des taux d'intérêt de la monnaie dans laquelle sont libellées
         les obligations;
     • de la notoriété du débiteur et du risque qu'il représente quant à sa solvabilité;
     • de divers autres facteurs: devise, frais de transaction, impact fiscal, disponibilité
        du capital, ...

Les euro-obligations produisent les revenus suivants:

     • revenus d'intérêts;
     • plus-values variables;
     • le cas échéant des bénéfices de change.

Les revenus d'intérêts proviennent de l'encaissement périodique des intérêts. Les plus-values, en revanche, résultent de la vente des titres, du moins en période de baisse des taux d'intérêt. Les bénéfices de change sont acquis lorsque la valeur de la monnaie dans laquelle l'obligation est libellée augmente. Considéré globalement, le rendement des obligations peut être qualifié d'attrayant et de très compétitif grâce à la conjugaison des revenus d'intérêts, des plus-values et des gains de change éventuels.


Risque
Placer ses fonds sur le marché international est toujours une opération plus complexe qu'effectuer un placement sur le marché belge. Le souscripteur est en effet confronté à de multiples risques. Cela dit, celui qui achète des euro-obligations est par définition un investisseur international, disposé à prendre davantage de risques, les principaux étant:

          • le risque économique: des événements économiques, tels que la hausse du
            taux d'inflation, peuvent faire baisser considérablement la valeur
            d'une obligation.
         • le risque-débiteur: ce risque réside dans l'impossibilité pour l'émetteur de
           payer les intérêts et de rembourser le capital.
         • le risque de change: les fluctuations des cours de change sont étroitement
           liées aux événements politiques et économiques à court terme et
           aux conséquences des différences structurelles entre les économies des 
           pays de chacune des monnaies concernées.


Disponibilité du capital
Vu la disponibilité restreinte du capital, voire l'absence totale de liquidité, les euro-obligations appartiennent à la catégorie des instruments de placement les plus difficiles à négocier. Elles ne possèdent pas la liquidité des autres placements à taux fixe, ce qui peut évidemment provoquer des problèmes.
Les euro-obligations sont assez facilement négociables au début de l'émission, mais à mesure que le temps passe et que l'on se rapproche de la date d'échéance, la liquidité se réduit. Durant la période proche de l'échéance, les investisseurs seront moins enclins à vendre leurs obligations.
Il faut aussi se rappeler que les émissions n'ayant eu que peu de succès (volume restreint et moindre qualité de l'émetteur) perdent toute liquidité dès la fin de la période d'émission.


Frais
Les seuls frais liés à l'achat d'euro-obligations se résument à la taxe sur les opérations de Bourse. Il faut distinguer:

            • l'achat effectué sur le marché primaire; il s'agit dans ce cas d'une
              nouvelle émission non encore cotée en Bourse.
            • l'ordre d'achat placé sur le marché secondaire: l'on a affaire dans ce cas à
              une émission déjà cotée en Bourse.


Suivi
Anhyp tient en permanence les cours des euro-obligations à la disposition des clients intéressés. Chaque premier mardi du mois, le journal L'Echo publie la liste complète des euro-obligations.

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d) Les emprunts subordonnés

 

Définition

Les emprunts subordonnés sont des titres de créance, qui, en cas de liquidation volontaire ou forcée du débiteur, ne seront remboursés qu'après indemnisation de tous les autres créanciers (mais avant les actionnaires).

Rendement
Eu égard au fait que les emprunts subordonnés offrent moins de prise sur les actifs des émetteurs, ceux-ci proposent le plus souvent des taux d'intérêt supérieurs. A moins qu'ils n'agrémentent leur offre d'une particularité attrayante telle qu'une option permettant la conversion des obligations en actions. 
Si la société émettrice prospère et que la cote de ses actions en Bourse progresse, les détenteurs des obligations pourront alors convertir ces dernières 
en actions, d'une valeur nettement supérieure au prix payé à l'origine.
Hormis cet aspect, les caractéristiques d'un emprunt subordonné sont les mêmes que celles d'une obligation ordinaire.


Risque
Les détenteurs de ce type d'obligations occupent le dernier rang parmi les créanciers. Si l'émetteur fait faillite, les chances de récupération sont particulièrement minimes.


Disponibilité du capital
La liquidité des obligations de ce genre est très limitée. On trouve ce type de titres dans la catégorie des euro-obligations et des bons de caisse subordonnés émis par les établissements financiers. En raison du risque élevé attaché à ces titres, le volume d'émission est si limité que leur liquidité est quasiment inexistante.


Frais
Le souscripteur paie uniquement la taxe sur les opérations de Bourse à l'achat.

Suivi
Pour suivre l'évolution de ce type d'obligations, il faut s'adresser à l'établissement financier en charge du service financier de l'émission concernée. Certains de ces emprunts figurent toutefois dans le journal L'Echo (le premier mardi de chaque mois).

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e) Les obligations avec warrant

 

Définition

Ces obligations, qui ont un rendement limité, sont assorties d'un droit (= le warrant) permettant au souscripteur d'acquérir dans un délai déterminé et selon une formule donnée des actions de l'émetteur, de sa société-mère ou même d'une autre société. L'émission est comparable à celle d'obligations convertibles, sauf que la possibilité de conversion consiste dans un titre négociable séparément, le warrant.

 

Etant donné que la dette n'est pas remplacée par des actions existantes, mais donne droit à des actions nouvellement émises, l'exercice des warrants en circulation augmente le capital total de l'émetteur, contrairement à ce qui se passe pour les obligations convertibles. Ces actions s'ajoutent aux obligations normalement remboursables à leur échéance. Le prix d'exercice du warrant reste constant.


Rendement
Le rendement d'obligations avec warrant est inférieur à celui des autres obligations : la raison en est qu'elles offrent le droit d'acquérir des actions au moyen du warrant.

Le warrant est au départ solidaire de l'obligation, mais peut ensuite être négocié séparément.

L'obligation en question peut donc être négociée de deux manières:

                    • obligation cum warrant: l'obligation avec le warrant forment un tout;
                    • obligation ex warrant: l'obligation est négociée séparément

Les warrants permettent d'acquérir à peu de frais des actions d'une société. Leur période d'exercice est plus longue que pour les options classiques et ils ont un effet de levier important: une hausse légère du prix de l'action provoque un relèvement sensible du cours du warrant.


Risque
L'effet de levier important qui caractérise les warrants rend leur valeur très variable. Le warrant ne porte pas de coupon qui compense le coût de financement. Le souscripteur ne perçoit en effet aucun intérêt sur le capital investi. Le warrant peut rester sans valeur, mais l'obligation qui lui est attachée se comporte comme une obligation ordinaire.


Disponibilité du capital
Bien qu'il existe un marché secondaire relativement liquide pour ce type de titres, il est possible qu'en raison des fluctuations du marché, les warrants soient moins facilement négociables.


Frais
Les transactions en Bourse donnent lieu à des frais de courtage et sont soumises à des taxes. Pour des quantités importantes, l'investisseur peut toujours négocier des frais de courtage plus avantageux.

Suivi
Les cours des obligations avec warrants figurent dans le journal L'Echo sous la rubrique "Marché des Obligations - Obligations du secteur privé - Obligations convertibles et obligations avec warrant cotées par titre".

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f) Les obligations à coupon zéro

 

Définition

Les obligations à coupon zéro sont des obligations sans coupon, ne portant donc pas d'intérêt. Il n'y a par conséquent pas de paiements périodiques de coupons. C'est pourquoi ce type de titres est émis à un prix très inférieur à sa valeur nominale. Au lieu de coupons, le souscripteur perçoit à l'échéance la différence entre le prix d'émission et la valeur de remboursement plus élevée.

 

Les obligations à coupon zéro ne donnent lieu qu'à deux mouvements de fonds: à l'achat lors de l'émission et lors du remboursement à l'échéance. Plus la durée de l'emprunt est longue, plus le prix d'émission est bas. Le cours de l'obligation augmente au fur et à mesure que l'on se rapproche de la date d'échéance.

Rendement
La différence entre le prix payé et le prix de remboursement à l'échéance constitue le rendement. Le rendement dépend de la ristourne obtenue à l'achat et de la durée de l'emprunt. Une obligation à coupon zéro à cinq ans et un rendement de 9% sera émise à 64,99 %. Si la durée est de 7 ans, le prix sera de 54,70 %; si elle est de 10 ans 42,24 % et si la durée est de 15 ans, le prix sera de 27,45%.
Une obligation à coupon zéro offre un rendement certain si le titre est conservé jusqu'à l'échéance. Le rendement réel d'une obligation ordinaire, en revanche, est influencé par les fluctuations des taux d'intérêt, auxquels les coupons sont réinvestis.
La certitude du rendement permet d'utiliser une obligation à coupon zéro pour des paiements futurs. Grâce à la certitude quant à la valeur de remboursement, il n'y a aucun risque que la valeur de ce placement ne couvre plus les frais.
La certitude en matière de rendement est surtout intéressante durant les périodes d'incertitude quant à l'évolution future des taux d'intérêt. Lorsque les taux baissent, le détenteur d'une obligation à coupon zéro réalise un bénéfice, car la valeur d'une obligation de ce genre augmente alors davantage que les obligations classiques.


Risque
L'obligation à coupon zéro permet d'éviter un risque important au moment du renouvellement du placement. Comme il n'y pas de coupon, il n'y a donc pas de risque. Cette particularité est aussi un inconvénient en cas de hausse des taux d'intérêt, car il n'est pas possible dans ce cas, si l'opportunité se présente, de replacer le montant du coupon à un taux plus élevé.
Etant donné que le rendement est fixé jusqu'à la date d'échéance, la moins-value enregistrée par une obligation à coupon zéro lors d'une hausse des taux d'intérêt sera supérieure à celle d'une obligation ordinaire. Son prix sera dès lors plus volatil que celui des obligations à taux fixe.
Le risque-débiteur d'une obligation à coupon zéro peut être supérieur à celui d'une obligation ordinaire, car l'émetteur doit disposer des fonds nécessaires pour rembourser à la fois le capital et la totalité des intérêts à la date d'échéance. L'affaiblissement de la solvabilité de l'émetteur risque d'affecter plus sensiblement la valeur d'une obligation à coupon zéro que celle d'une obligation ordinaire, car l'émetteur de ce dernier type d'obligation est tenu à un paiement régulier des intérêts. Dans l'éventualité d'une faillite, le détenteur d'une obligation à coupon zéro est en droit de réclamer le prix payé augmenté des intérêts échus et non payés jusqu'au jour de la faillite, mais non la valeur de remboursement.


Disponibilité du capital
La liquidité d'une obligation à coupon zéro dépend de la monnaie dans laquelle elle a été émise et de la qualité de l'émetteur. Les obligations à coupon zéro libellées en USD sont régulièrement négociées sur le marché secondaire, alors que les obligations libellées en LUF sont quasiment dénuées de toute liquidité.


Frais
A l'achat d'une obligation à coupon zéro, il faut tenir compte du précompte mobilier et de la taxe sur les opérations de Bourse. On fait la distinction entre:

                   • l'achat effectué sur le marché primaire; il s'agit dans ce cas
                     d'une nouvelle émission non encore cotée en Bourse.
                   • l'ordre d'achat placé sur le marché secondaire: l'on a affaire dans
                     ce cas à une émission déjà cotée en Bourse.


Suivi
Anhyp communique volontiers aux clients intéressés les cours des euro-obligations. Le journal L'Echo publie chaque premier mardi du mois la liste complète des cours.

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2.9. Les actions

a) Les actions ordinaires

 

Définition

Une action est une part du capital d'une société et représente par conséquent un titre de propriété. L'investisseur qui achète une action d'une société en devient donc le copropriétaire. L'actionnaire est autorisé à assister à l'assemblée générale de la société et bénéficie d'un droit de vote.

 

Rendement
Le rendement d'une action se compose du dividende, d'une part, et de la plus-value, d'autre part.


• Dividende
L'actionnaire a droit à un dividende; celui-ci représente une partie du bénéfice réalisé par l'entreprise au cours de l'exercice écoulé et est encaissé annuellement ou parfois trimestriellement. Cela dit, une entreprise n'est pas tenue de verser un dividende. Sa décision en la matière dépendra du bénéfice, de la charge de ses dettes et, le cas échéant, de la planification de ses investissements. Le plus souvent cependant, l'entreprise s'efforcera d'augmenter chaque année son dividende d'un certain pourcentage.
En pratique, le dividende est matérialisé par un "coupon" qui est attaché au "manteau" de l'action. Il y a deux phases dans la distribution du dividende: la date ex-dividende et la date de paiement. A la date ex-dividende, la valeur du dividende est fixée officiellement. L'actionnaire détache alors le coupon représentant le dividende du manteau. Dès cet instant, l'action se négociera sans le coupon en question, et le cours de l'action diminue de la valeur du dividende.
L'actionnaire peut encaisser le montant du dividende en argent dès la date de paiement contre remise du coupon auprès d'un établissement financier. Il ne perçoit cependant que le montant du dividende net, le précompte mobilier ayant été retenu à la source par l'établissement financier.

• Plus-value
Le rendement des actions provient aussi partiellement de leur plus-value éventuelle. La plus-value ou moins-value désigne en l'occurrence l'écart entre le cours actuel de l'action et le cours au moment de l'achat. Il est difficile de prévoir comment va évoluer la cotation d'une action étant donné que cette évolution est tributaire de différents facteurs, tels que l'offre et la demande, le niveau des taux d'intérêt, les perspectives bénéficiaires, l'évolution du cours du dollar, etc. Toutefois, le bénéfice réalisé lors de la vente d'une action est exempt d'impôt. Si l'on réussit à vendre ses actions plus cher que leur prix d'achat, le profit résultant de l'opération ne doit donc pas être déclaré au fisc.


Risque
L'action comporte un risque de marché et un risque-débiteur.

Le risque de marché est soit systématique soit ponctuel.

Risque systématique
Le risque systématique est lié à la situation économique générale. C'est un risque que comportent toutes les actions. Il peut être lié à l'expansion ou à la récession économique, aux réformes fiscales décidées par le gouvernement ou aux modifications intervenues dans l'approvisionnement énergétique au niveau mondial.
Le risque systématique est inévitable pour tout investissement en actions.

Risque ponctuel
Le risque ponctuel est le risque propre à une entreprise donnée. Citons comme exemple l'hypothèse de la venue sur le marché d'un nouveau concurrent produisant le même produit, le déclenchement d'une grève ou l'apparition d'une nouveauté technologique qui rend obsolète un produit existant. Le risque ponctuel peut être évité en répartissant les placements entre différentes actions: si le rendement d'une des actions diminue, les dégâts seront limités. Comme le veut la sagesse populaire, "il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier".

Le risque-débiteur est le risque de voir une entreprise faire faillite. Lorsqu'une entreprise fait faillite, on prononce sa liquidation. Les actifs sont répartis entre les divers créanciers, les actionnaires venant en seconde position : ils sont créanciers des capitaux propres (capital + réserves). Les créanciers des fonds de tiers, notamment les détenteurs d'obligations, passent avant eux.


Disponibilité du capital
Les actions sont un placement liquide. On peut les acheter et les vendre en Bourse chaque jour, au marché au comptant ou au marché à terme.

Quiconque achète des actions au marché au comptant les paie immédiatement; celui qui les vend doit en assurer la livraison immédiate. Dans la pratique, le délai est de trois jours après le jour de la transaction. Les opérations du marché au comptant ont une durée limitée (chaque jour de Bourse de 12 h 30 à 14 h 30). Les ordres doivent être transmis avant 11 h 30. Un seul cours est fixé par jour. Les opérations du marché au comptant ne concernent en général que des quantités limitées.

La caractéristique du marché à terme est le délai qui s'écoule entre le moment de la conclusion de la transaction et celui du paiement et de la livraison. Il n'y a qu'une liquidation par quinzaine, au cours de laquelle sont traitées toutes les transactions effectuées les 15 jours précédents. Les transactions sur le marché à terme se déroulent de 10 h 00 à 16 h 30. Les cours sont formés de manière continue et les ordres peuvent être transmis en permanence. L'on n'opère qu'avec des volumes négociables minimum, selon l'action en question. Les actions négociées sur le marché à terme le sont en grandes quantités, et ce marché est dès lors plus liquide que le marché au comptant.


Frais
Lorsqu'on effectue des opérations en Bourse, il faut tenir compte des frais de courtage et des taxes. Il est en général possible d'obtenir une diminution des frais de courtage à partir d'un montant de 5 millions BEF / 123.946,76 EUR*


Suivi
Les cours de clôture des actions (le cours auquel a été conclue la dernière transaction de la journée, car il peut y avoir eu plusieurs cotations, supérieures ou inférieures, durant la journée) sont publiés dans la plupart des quotidiens. Ils figurent sous la rubrique "Marché à terme" et "Marché au comptant" dans le journal L'Echo.

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b) Les actions VVPR

 

Définition

Outre les actions ordinaires, il existe également des actions à précompte réduit ou actions VVPR (c'est-à-dire Verminderde Voorheffing - Précompte Réduit). 
Celles-ci sont identiques aux actions ordinaires, mais le précompte retenu à la source est nettement moins élevé.

 

Une action VVPR est donc plus intéressante qu'une action ordinaire, car son dividende net est supérieur. L'inconvénient de ces actions est qu'elles sont moins liquides.

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c) Les indices boursiers

 

Définition

Un indice boursier comprend un nombre limité d'actions qui sont représentatives du marché et permettent dès lors de se faire une idée des tendances qui le caractérisent. Les cours de ces actions sont convertis en indices par l'application d'une formule déterminée. De cette manière, l'indice boursier devient une espèce de baromètre qui reflète l'évolution de la Bourse ou d'un segment du marché boursier (l'indice de l'or p.ex.).

 

Voici quelques indices boursiers officiels: l'indice BEL-20 (Belgique), le CAC 40 (France) et le DAX (Allemagne).

L'indice BEL-20 se compose de 20 actions belges sélectionnées sur la base de leur volume de transactions et du total de leur capitalisation boursière. 
L'indice BEL-20 est composé en se fondant sur trois critères:

• la liquidité des actions sous-jacentes (pondération de 60 %);
• la capitalisation boursière des actions sous-jacentes (pondération 40 %);
• aucune des actions ne peut représenter plus de 10% de l'indice d'une 
   façon systématique.

La Bourse de Bruxelles se charge du calcul de l'indice. 
Elle est autorisée à en modifier la composition à son gré en fonction des trois critères précités, ou lorsque certains événements affectent les actions sous-jacentes (p.ex. l'émission de nouvelles actions, d'actions gratuites, etc.).

La Bourse de Bruxelles a fixé le cours de l'indice BEL-20 à 1000 le 29 décembre 1990, alors que la valeur de marché de toutes les actions reprises dans l'indice correspondait à 7.501.050 F. Le facteur de correction était à ce moment 7.501.
La Bourse de Bruxelles calcule la valeur de l'indice BEL-20 en divisant la valeur de marché de toutes les actions sous-jacentes, dans leur quantité respective, par le facteur de correction de l'indice BEL-20.
Chaque fois qu'il y a lieu de remplacer une ou plusieurs des actions sous-jacentes, la Bourse de Bruxelles adapte le facteur de correction de manière à ce qu'il n'y ait pas de différence entre l'ancien et le nouvel indice.
Au 04/02/2000, les actions suivantes faisaient partie de l'indice BEL-20 dans les pondérations indiquées:

 

Quotités

 

Agfa Gevaert
Almanij
Barco
CBR
Cobepa
Colruyt
Delhaize
Dexia
D´Ieteren
Electrabel
Fortis B
GBL
GIB
IBA
KBC
Real Software
Solvay
Tessenderlo
UCB
Union Minièr
e

830
511
73
133
190
232
308
466
32
323
4252
145
160
143
1134
83
499
173
865
152

 

Rendement
Les indices boursiers se répartissent en deux grands groupes: les indices de cours et les indices "return" ou de rendement. Un indice de cours s'établit à partir des cours affichés par les actions sous-jacentes. Un indice "return" se fonde sur le cours des actions sous-jacentes et les dividendes distribués. 
L'indice BEL-20 est un indice de cours et ne tient donc pas compte du rendement du dividende.


Risque
Le risque d'un indice boursier est surtout de type systématique. 
Le risque ponctuel est éliminé parce que l'indice se compose de différentes actions.


Disponibilité du capital
Un indice boursier n'est pas un instrument de placement négociable.

Suivi
On trouvera un relevé des indices boursiers dans le journal L'Echo sous la rubrique "Indices de la Bourse de Bruxelles" et "Autres indices".

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2.10. Les fonds et organismes de placement collectif

Les "organismes de placement collectif", généralement appelés "fonds de placement", 
sont très en vogue: il suffit d'ouvrir un journal à la rubrique boursière pour constater la forte croissance à laquelle diverses mesures fiscales ont contribué du nombre de fonds de placement. 
De nouvelles formules viennent continuellement en élargir l'éventail.

 

Définition

Dans de nombreux pays industriels, des portefeuilles collectifs ont été constitués dans le but de réunir des capitaux provenant d'un grand nombre d'investisseurs pour les placer dans des portefeuilles largement diversifiés. Ces portefeuilles sont gérés par des spécialistes qui visent à en retirer un rendement optimum. 
Les épargnants voient ainsi se réaliser trois de leurs aspirations:

• leur épargne est protégée;
• ils obtiennent un rendement attrayant, même pour de petits montants;
• leur argent demeure facilement disponible avec un minimum de 
   formalités administratives.

 

Il existe trois sortes de fonds de placement:

          • Les fonds de placement classiques
Les fonds de placement sont la propriété indivise de tous les "participants", 
c'est-à-dire de tous les investisseurs qui y ont placé leur argent. 
Leur titre de copropriété est représenté par des "parts" remises aux participants en 
échange de leur apport.

Dans un fonds de placement de ce type, trois parties sont en présence: les participants qui apportent l'argent et ont droit aux revenus produits par les investissements, la société de gestion, qui est chargée de la gestion et de l'administration du fonds, et le dépositaire qui est chargé de la conservation des actifs du fonds. Les droits et devoirs respectifs de chacune de ces parties figurent dans le règlement du fonds, qui précise également les grandes lignes de la politique d'investissement suivie par le fonds.

Un fonds de placement n'a pas de personnalité juridique, ce qui signifie que sur le plan fiscal, 
le principe de la transparence est appliqué. Autrement dit, le fisc considère le fonds comme parfaitement "transparent" et les revenus dégagés par le fonds se voient appliquer un 
traitement fiscal comme s'ils étaient perçus par les participants eux-mêmes.

Un certain nombre de fonds de placement distribuent aux participants les revenus acquis sous la forme d'un coupon après la clôture de leur exercice comptable. Mais il existe aussi des fonds de capitalisation qui ne distribuent pas de coupons et réinvestissent systématiquement leurs revenus, lesquels viennent augmenter la valeur d'inventaire des parts du fonds. 
Les fonds de pension belges appartiennent à cette dernière catégorie.

          • Les SICAV (Sociétés d'Investissement à Capital Variable) luxembourgeoises
Le législateur luxembourgeois a créé une forme de société anonyme qui, comme les fonds classiques luxembourgeois, ne paient pas d'impôts, quelle que soit la nature des revenus de placement. La Sicav n'alloue un revenu à ses actionnaires que par le biais du rachat de ses titres à la valeur d'inventaire (encore que parfois l'on a le choix entre dividende et rachat). 
Ces revenus issus du rachat d'actions de Sicav ne correspondent nullement à la définition belge de revenu imposable. Ils sont donc exonérés d'impôts. Si l'investisseur opte pour des actions de distribution (dividende), il doit payer le précompte mobilier en Belgique, mais ce précompte est imputable.

          • Les Sicav belges
Pour freiner le succès des Sicav luxembourgeoises et enrayer la fuite des capitaux, la Belgique a créé des sociétés d'investissement comme alternative aux fonds de placement classiques. 
Ce sont des S.A. ou des sociétés commanditaires à capital variable (Sicav) ou à capital fixe (Sicaf). Les deux peuvent soit distribuer leurs revenus soit les capitaliser. Le précompte mobilier payé par ces sociétés est entièrement récupéré. 
Comme pour les autres Sicav, le but n'est pas de procurer aux investisseurs des revenus périodiques, mais de capitaliser ces revenus, de manière à disposer de plus-values immunisées.

La plupart des fonds de placement belges sont sous ce statut: ils ont été créés en tant que sociétés dotées d'une personnalité juridique propre, sont autorisés à augmenter ou à réduire leur capital en permanence par l'émission ou le rachat d'actions, et ont un régime fiscal particulier.


Rendement
Le prix d'émission et de remboursement des parts est basé sur la valeur d'inventaire ou de liquidation de chaque actif en portefeuille. Toutes les valeurs mobilières en portefeuille font donc régulièrement l'objet d'une évaluation par rapport aux cours du marché. 
La valeur calculée comporte dès lors une plus-value ou moins-value non réalisée. 
La valeur d'inventaire est fixée et publiée périodiquement.

L'investisseur a le choix parmi un vaste assortiment de fonds de placement. 
Il lui suffit de trouver le fonds qui convient le mieux en fonction du rendement, 
du risque et de l'horizon de placement souhaités.

Le rendement dépend essentiellement de la politique suivie en matière d'investissement:

• les fonds peuvent être de type général, ou se limiter à un seul secteur;
• il existe des fonds d'actions (de croissance) et des fonds d'obligations (de rendement);
• ces fonds peuvent être ou non limités à un ou plusieurs marchés et devises;
• il existe des fonds de capitalisation et des fonds qui distribuent un coupon annuellement;
• il y a des fonds accessibles à tous les investisseurs et des fonds réservés aux investisseurs institutionnels;
• il existe des fonds monétaires et des fonds à (plus) long terme.

Mais le régime fiscal joue lui aussi un rôle déterminant dans le rendement: le C.I.R. 
(Code des Impôts sur les Revenus) prévoit l'exonération du précompte mobilier de toute 
une série de revenus mobiliers attribués aux sociétés d'investissement.

On trouvera dans le tableau ci-joint un aperçu du régime fiscal des fonds de placement 
belges classiques, des Sicav de droit belge et des Sicav de droit luxembourgeois.

 

Régime des revenus recueillis par le fonds

Distribution a un particulier d'un dividende

Distribution
de capitalisation

 

Fonds de placement
de droit Belge

* application du précompte
mobilier dans tous les
cas

* distribution d'un coupon
* retenue du précompte
à la source
* aucune déclaration

* peu recommandé
vu que le précompte
a déjà été retenu

BEVEK/BEVAK

* impôt des sociétés sur
une base forfaitaire
* récupération totale ou
partielle du précompte
mobilier

* distribution d'un coupon
* 15% de précompte
mobilier retenu lors de
l'encaissement

* plus-value belges
immunisée en
Belgique

SICAV/SICAF

* pas d'impôt des sociétés
ni récupération des
précomptes

* 15% de précompte
mobilier retenu lors de
l'encaissement

* plus-value
luxembourgeoises
immuniséé en
Belgique et au
Luxembourg

 

Risque
Le risque dépend de la politique suivie en matière de placement par les gestionnaires du fonds en question, du type d'actifs sélectionnés pour les placements, et de la durée choisie.

Disponibilité du capital
La caractéristique des fonds de placement est qu'ils sont particulièrement liquides. 
Sont seuls autorisés à être commercialisés en Belgique les fonds dits "ouverts" ("open-end") 
qui prévoient la faculté d'acheter et de vendre des parts en permanence. 
L'investisseur peut donc revendre ses parts de fonds de placement à n'importe quel moment, et le fonds est obligé de racheter ces parts.


Frais
Les achats et ventes de parts de fonds de placement entraînent un certain nombre de frais.

Capitalisation: - achat: frais d'entrée + taxe sur les opérations de Bourse
- vente: frais de sortie + taxe sur les opérations de Bourse

Distribution: - achat: frais d'entrée + taxe sur les opérations de Bourse
- vente: frais de sortie

Le fisc détermine un montant maximum par bordereau pour l'application de la taxe sur les opérations de Bourse.
Outre ces frais, d'autres frais de gestion et d'administration viennent encore affecter le rendement. Ces frais sont escomptés dans la valeur d'inventaire du fonds de placement concerné. Dès lors, les fonds de placement sont surtout intéressants pour le moyen ou le long terme, avec capitalisation des revenus.


Suivi
Pour qui souhaite suivre l'évolution de la valeur d'inventaire des parts, il suffit de consulter les journaux, qui publient presque tous un relevé des fonds de placement en mentionnant:

          - leur valeur d'inventaire actuelle;

          - leur valeur d'inventaire précédente;

          - leur rendement;

          - le cours le plus élevé et le plus bas des 12 derniers mois.


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2.11. Les options

 

Les options en tant qu'instruments de placement connaissent un essor considérable depuis le début des années septante. Ce produit de placement semble compliqué à première vue, mais son principe est simple: prendre une option signifie que l'on acquiert pour une période déterminée un certain droit sur un bien, droit que l'on est libre d'exercer ou non.

 

Le principe existe également pour l'achat ou la location d'un immeuble, par exemple. Supposons qu'avant d'acheter une maison, le candidat-acquéreur souhaite visiter encore d'autres habitations.
Pour éviter qu'entre-temps, des candidats intéressés n'achètent la maison, il signera une convention avec le vendeur aux termes de laquelle il prend une option d'achat sur la maison à un prix convenu. Cette option sera valable durant un bref laps de temps. 
Au cas où le candidat-acquéreur trouverait une autre maison correspondant mieux à ses souhaits, il lui suffira de laisser passer le délai d'option.
On peut également prendre une option sur des actions ou des obligations. 
La valeur d'une telle option est susceptible d'évoluer, car elle dépend de la fluctuation 
du cours des actions ou des obligations sous-jacentes.

Il existe deux sortes d'options:

          • L'option d'achat, dite option "call"
L'acheteur d'une option d'achat acquiert le droit (et non l'obligation!) d'acheter à une date déterminée ou avant celle-ci une certaine quantité d'actifs sous-jacents (p.ex. des actions) à un prix fixé (= le prix d'exercice).

          • L'option de vente, dite option "put"
L'acheteur d'une option de vente acquiert le droit (non l'obligation!) de vendre à une date déterminée ou avant celle-ci une certaine quantité d'actifs sous-jacents (p.ex. des actions) à un prix fixé (= le prix d'exercice). L'acheteur de l'option de vente ne doit pas avoir les actions en sa possession au moment de l'achat de l'option.


a) Les options sur actions

 

Définition

Les options sur actions sont des options dont le "support" ou l'actif sous-jacent est constitué d'actions. Les options sur actions du marché belge des options, le BELFOX (Belgian Futures & Options Exchange), sont de type américain: ces options peuvent être exercées à tout moment durant la période qui s'écoule entre la date d'achat et la date d'échéance. Hormis quelques exceptions, une option donne droit à 20 actions de l'actif sous-jacent. Les options sur actions ont toujours comme échéance le troisième vendredi des mois de mars, juin, septembre et décembre. Le paiement et la livraison des actions sous-jacentes ont lieu à ces échéances.

 

Rendement
Le rendement d'une option sur actions est déterminé par l'écart entre le prix d'exercice de l'option et le cours de l'action au moment de l'exercice de l'option. Dans le cas d'une option d'achat: le cours de l'action diminué du prix d'exercice de l'option. Dans le cas d'une option de vente: le prix d'exercice diminué du cours de l'action..


Risque
Pour l'acheteur d'une option, la perte se limite au montant de la prime qu'il a payée, tandis que le bénéfice augmente de façon proportionnelle à la hausse (option d'achat) ou à la baisse (option de vente) du cours de l'action.
Pour le vendeur d'une option, le bénéfice se limite au montant de la prime qu'il a perçue, tandis que la perte augmente de façon proportionnelle à la hausse (option d'achat) ou à la baisse (option de vente) du cours de l'action.
Les options sur actions sont de type américain: le vendeur doit donc être en mesure de remplir ses obligations de livraison à tout moment, au cas où l'acheteur exercerait son droit.


Disponibilité du capital
Les options sur actions sont des placements liquides. Elles sont négociables journellement à la Bourse belge des options BELFOX.


Frais
L'acheteur d'une option paie, en plus de la prime, des frais de courtage qui augmentent proportionnellement au nombre d'options acquises.


Suivi
Les cours des options sont communiqués chaque jour dans le journal L'Echo sous la rubrique "Options et Futures".

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b) Les options sur indice boursier

 

Définition

Une option sur indice boursier est une option portant sur l'indice BEL-20 comme actif sous-jacent. Les options sur l'indice BEL-20 sont de type européen: elles ne peuvent être exercées qu'à la date d'échéance.

 

Le montant du contrat est de 100 F, montant multiplié par la valeur de l'indice. Si l'indice est à 1480, la valeur du contrat sera de 100 x 1480 = 148.000 F. Chaque troisième vendredi du mois, des options sur l'indice BEL-20 arrivent à échéance. A l'échéance de l'option toutefois, et contrairement à ce qui se passe dans le cas des options sur actions, il n'y a pas de livraison matérielle. Les options de l'indice BEL-20 sont réglées au comptant en payant l'écart entre le prix d'exercice et la valeur officielle de décompte de l'indice BEL-20. Cette valeur de décompte est calculée chaque troisième vendredi du mois. Il s'agit de la valeur moyenne de l'indice au cours des 30 dernières minutes de transactions de la journée. Si la valeur de décompte s'élève par exemple à 1485, l'acheteur de 2 options d'achat à un prix d'exercice de 1480 percevra un montant en espèces de 1.000 BEF (2 x 100 x 5).


Rendement
Le rendement d'une option sur indices boursiers est déterminé par l'écart entre le prix d'exercice de l'option et sa valeur de décompte. Si l'on a par exemple acheté une option d'achat à un prix d'exercice de 1400 et que la valeur de décompte s'élève à la date d'échéance à 1475, on percevra un montant de 75 x 100 = 7.500 F. Une option représente en effet 100 fois la valeur de l'indice sous-jacent.


Risque
Les options sur indices sont des options "à l'européenne". 
Les souscripteurs de ces options ne courent pas le risque d'un exercice anticipé du droit d'achat ou de vente. Pour l'acheteur d'une option sur indices, la perte maximale est limitée au montant de la prime qu'il a payée, tandis que le bénéfice augmente de façon proportionnelle à la hausse (option d'achat) ou à la baisse (option de vente) de l'indice BEL-20.
Pour le vendeur d'une option, le bénéfice maximal est limité au montant de la prime qu'il a reçue, tandis que la perte augmente de façon proportionnelle à la hausse (option d'achat) ou à la baisse (option de vente) de l'indice BEL-20.


Disponibilité du capital
Les options sur actions sont des placements liquides. Elles sont négociables journellement à la Bourse belge des options BELFOX.


Frais
L'acheteur d'une option paie, en plus de la prime, des frais de courtage qui augmentent proportionnellement au nombre d'options acquises.


Suivi
Les cours des options sont communiqués chaque jour dans le journal L'Echo sous la rubrique "Options et Futures".

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2.12. Les warrants

 

Définition

Le détenteur d'un warrant a le droit, mais non l'obligation, d'acheter ou de vendre des actions à un prix fixé, soit à une date convenue, soit pendant une période déterminée.

 

Les warrants ressemblent donc fort aux options, bien qu'il y ait un certain nombre de différences. Les options ont une durée de quelques mois dans la plupart des cas, tandis que les warrants peuvent avoir une durée allant de un à cinq ans. Les options concernent des actions existantes, tandis que l'exercice d'un warrant donne lieu à la création d'une nouvelle action. Les warrants sont émis par une entreprise, les options peuvent être émises par d'autres types d'intervenants.
Un warrant est le plus souvent émis en même temps que des actions ou des obligations.
Il y a évidemment un prix à payer pour l'achat d'un warrant. 
Ce prix peut être un certain montant, mais il arrive que l'acheteur accepte une réduction 
du taux d'intérêt par rapport au taux offert habituellement par le marché pour une obligation similaire sans warrant.


Rendement
Tout comme les options, les warrants ont un potentiel bénéficiaire très important. 
Le bénéfice d'un warrant "call" ou "put" augmente de façon respectivement proportionnelle 
à la hausse ou à la baisse de l'action. La perte est limitée à la prime d'achat du warrant, 
tandis que le bénéfice potentiel est illimité.


Risque
Si le cours évolue défavorablement, on risque de perdre la totalité de sa mise. 
C'est le cas pour un warrant "call", lorsque le cours de l'action baisse, et pour un warrant "put", lorsque le cours de l'action augmente.
Il y a lieu d'être attentif à la période d'exercice du warrant, car à l'issue de celle-ci, 
le warrant perd toute valeur.


Disponibilité du capital
En Belgique, la liquidité des warrants est nettement supérieure à celle des options. 
Un warrant se négocie aussi bien sur le marché au comptant que sur le marché à terme.


Frais
Les frais sont identiques à ceux qui s'appliquent aux actions.


Suivi
On trouve les cours des warrants dans le journal L'Echo sous la rubrique "Marché au comptant - warrants" mais également sous la rubrique "Marché à terme".
Au bas de la rubrique warrants figure le code du titre lié au warrant, suivi de la période d'exercice du warrant.

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2.13. L'or

 

Définition

Les placements en or s'effectuent directement ou indirectement. 
Les placements directs se font en lingots, en pièces de monnaie ou en médailles; les placements indirects, en actions des mines d'or, en options sur l'or, en comptes et en certificats-or.

 

Nous nous limitons ici aux placements directs en or.

L'or se négocie sous des formes diverses allant de minces plaquettes de 5 g à des lingots de 12,5 kg. Tous les lingots doivent porter l'estampille d'une mine d'or agréée sur le plan international.

Voici quelques exemples de pièces de monnaie: Krugerrand, Napoléon, Vreneli, ... 
Ces pièces de monnaie ont eu et certaines ont toujours cours légal. 
La valeur d'une pièce équivaut essentiellement à sa valeur métallique intrinsèque 
(c'est-à-dire à la valeur du métal qu'elle contient). Les monnaies frappées à un très 
petit nombre d'exemplaires acquièrent une valeur supplémentaire en raison de leur rareté.

Les médailles d'or sont frappées à l'occasion d'un événement particulier (les jeux olympiques, p.ex., ou un couronnement). Une fois l'événement passé, l'intérêt de ces médailles disparaît rapidement et elles deviennent souvent invendables.


Rendement
Le prix de l'or dépend dans une large mesure de la demande de bijoux. 
Lorsque celle-ci augmente rapidement, le prix de l'or progresse. 
Le rendement est également déterminé par le degré d'inflation, les taux d'intérêt et l'offre. 
En cas d'inflation importante, la demande d'or s'accentue, et le prix de l'or augmente. 
Lorsque les taux d'intérêt sont élevés, les placements en or deviennent moins intéressants par rapport aux placements à taux fixe, si bien que le prix du métal précieux baisse. 
Il suffit parfois aussi de rumeurs faisant état d'une augmentation de l'offre d'or pour faire baisser le prix.

Risque
Le marché de l'or est de moins en moins influencé par les événements politiques ou militaires, 
et toujours davantage par des facteurs rationnels, tels que la demande, le niveau des taux d'intérêt et l'inflation.

Disponibilité du capital
Les monnaies et les lingots d'or se négocient sur le marché de l'or. Dans la pratique, monnaies et lingots peuvent tout simplement être vendus à un établissement financier. Il s'agit donc d'un placement liquide. Les médailles, en revanche, trouvent plus difficilement preneur en raison du peu d'intérêt qu'elles suscitent.

Frais
La TVA applicable à l'achat d'or est de 1%. S'y ajoutent le cas échéant les frais liés à sa conservation : location de coffre, assurance, ...


Suivi
Le cours des différentes monnaies d'or et du lingot figurent dans le journal L'Echo à la rubrique "Or et pièces d'or". Le cours acheteur est le cours auquel s'effectuent les achats, le cours vendeur est celui auquel se vend l'or.

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