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2.1. Les
dépôts à terme en francs belges.
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Définition
Un dépôt à terme est une opération
qui consiste à effectuer, pour une durée et à un taux
d'intérêt déterminés, un dépôt sur un compte ouvert auprès
d'un établissement financier. |
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On distingue:
• Les comptes à terme fixe
Les montants placés sur ce type de comptes sont bloqués pour une
durée déterminée,
qui peut aller de quelques semaines à
quelques années. Le taux d'intérêt et la date d'échéance sont
fixés au début du terme.
Les comptes à terme fixe les plus courants ont une durée de 14
à 30 jours, 1 mois, 3 mois,
6 mois et 12 mois. Certains
établissements financiers vont beaucoup plus loin et proposent
des dépôts allant jusqu'à 10 ans au maximum.
• Les comptes à préavis
Si l'investisseur souhaite disposer de tout ou partie de ses
fonds, il est tenu de respecter dans ce cas un délai de préavis
préalablement convenu.
• Les comptes de quinzaine
Contrairement au compte à préavis, le compte de quinzaine permet
d'effectuer des retraits toutes les quinzaines.
• Les comptes à un mois et plus
Les sommes déposées sur ces comptes sont replacées à la date
d'échéance pour une durée équivalente à la durée initiale et
au nouveau taux d'intérêt en vigueur à ce moment-là . Le
titulaire dispose toutefois d'une période de 15 jours pour
retirer le montant de ses dépôts.
Rendement
L'investisseur convient avec l'établissement financier du
terme et du taux d'intérêt lors de l'ouverture d'un compte à
terme. Le taux d'intérêt pratiqué sur les comptes à terme est
étroitement lié aux taux du marché, qui peuvent fluctuer
journellement.
Ce taux d'intérêt est en général déterminé en
fonction du montant du dépôt.
Par ailleurs, la rémunération
des dépôts peu importants sera sensiblement plus faible
et ne
suivra pas d'aussi près l'évolution du marché.
A partir d'un certain montant (1 million BEF / 24789,35 EUR* par
exemple), les taux
d'intérêt appliqués sont plus attrayants.
Parfois, les intérêts sont également capitalisés.
Plus le terme est long, plus le taux
d'intérêt sera élevé, du moins si la courbe des taux
d'intérêt présente un profil normal (c'est-à-dire lorsque les
taux d'intérêt à long terme sont supérieurs aux taux
d'intérêt à court terme). Si la courbe est
"atypique", c'est l'inverse.
Pour apprécier
correctement le rendement de ce type de placement, il faut
également tenir compte du fait que les intérêts sont soumis au
précompte mobilier.
Risque
A l'échéance, le capital sera remboursé avec les
intérêts. Cette forme de placement est virtuellement dénuée de
tout risque. Il existe d'ailleurs un système de garantie des
dépôts,
qui intervient en cas de faillite éventuelle de
l'établissement financier pour indemniser,
jusqu'à concurrence
d'un montant maximum, les épargnants lésés.
Disponibilité du capital
La liquidité d'un dépôt à terme dépend de la durée convenue
avec la banque. Lorsque surviennent des circonstances
exceptionnelles (achat d'une voiture, impôts à payer,
mariage
d'un enfant, ...), les établissements de crédit acceptent
souvent le retrait anticipé des dépôts à terme, mais en
appliquant un taux d'intérêt inférieur à celui qui a été
convenu à l'origine.
Cette forme de placement est tout à fait indiquée lorsqu'on
souhaite tirer rapidement parti de l'évolution des conditions du
marché. Si l'on s'attend à une hausse des taux d'intérêt à
bref délai, mieux vaut effectuer des placements à court terme,
de façon à pouvoir replacer son argent à un taux plus élevé
au moment du renouvellement. Cette formule convient également
parfaitement pour "parquer" des fonds dans l'attente
d'une amélioration des conditions de placement.
Cette formule est traditionnellement assortie d'un délai de
préavis. A défaut d'un préavis
durant le délai en question, le
dépôt est automatiquement prolongé pour une même période,
bien entendu au taux d'intérêt en vigueur à ce moment-là.
Frais
En règle générale, ce type de placement n'entraîne pas de
frais.
Suivi
Le suivi d'un dépôt à terme s'effectue en se reportant aux
extraits de compte délivrés par la banque. Si l'on veut se faire
une idée du niveau des taux d'intérêt appliqués en fonction
des différents termes, il suffit de consulter le journal L'Echo
aux rubriques "Changes et taux d'intérêt -Marché
monétaire" et "Certificats de trésorerie".
Mais
attention: les taux d'intérêt publiés en l'occurrence sont ceux
du marché, dont les seuls à pouvoir bénéficier sont les
établissements financiers.
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2.2. Les
dépôts d'épargne |
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Définition
La différence entre un livret de
dépôt, un compte ou un livret d'épargne est purement formelle.
Les banques d'épargne utilisent ces dernières appellations,
tandis que les banques sont tenues de faire usage de la première.
Contrairement au dépôt à terme, le dépôt d'épargne est une
opération qui consiste à placer des fonds à intérêt pour une
durée indéterminée sur un compte ouvert auprès d'un
établissement financier. |
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Rendement
Les
dépôts d'épargne bénéficient en Belgique d'un statut
spécial, étant donné que les intérêts acquis sont exonérés
du précompte mobilier jusqu'à concurrence d'un certain montant.
La bonification d'intérêts applicable à un dépôt d'épargne
est strictement réglementée; elle se compose d'un taux
d'intérêt de base, d'une
prime d'accroissement et d'une
prime de fidélité.
• Taux d'intérêt de base
Ce taux d'intérêt, fixé par la Commission Bancaire et
Financière en fonction du marché, est calculé au jour le jour,
sur la base de 365 jours/an. La date de valeur, c'est-à-dire le
jour où le versement commence à produire de l'intérêt, est le
jour qui suit celui du versement.
Le taux de base est un taux
d'intérêt statique qui n'est pas souvent modifié.
• Prime d'accroissement
Le taux d'intérêt de base peut être complété d'une prime
d'accroissement pour autant que le dépôt demeure six mois en
compte. Le taux d'intérêt est augmenté de la prime
d'accroissement après une période de six mois du calendrier
civil.
• Prime de fidélité
Cette prime est octroyée pour tout montant qui demeure inscrit au
compte durant douze mois consécutifs après l'attribution de la
prime d'accroissement.
Risque
Cette forme de placement ne présente pour ainsi dire aucun
risque.
Par ailleurs, il existe un système de garantie des dépôts qui
intervient en cas de faillite éventuelle de l'établissement
financier afin d'indemniser, jusqu'à concurrence d'un montant
maximum, les épargnants lésés.
Disponibilité du capital
Le dépôt d'épargne est une forme de placement extrêmement
souple.
On peut effectuer des retraits à tout moment et sans
préavis jusqu'à un certain montant. Au-delà de ce montant, il
faut respecter en général un certain délai de préavis.
Le
placement de fonds sur un compte ou livret d'épargne est
particulièrement indiqué comme position d'attente dans la
perspective d'un achat important, ainsi qu'en vue de se constituer
une réserve de sécurité pour des événements imprévus.
Frais
L'ouverture et la tenue d'un compte d'épargne sont gratuites.
Suivi
Le suivi est assuré par le biais d'extraits de compte.
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2.3. Les comptes
à terme en devises |
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Définition
Le dépôt à terme en devises est une
opération qui consiste à placer à intérêt des fonds libellés
en devises étrangères sur un compte ouvert auprès d'un
établissement financier pour une période déterminée. |
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Rendement
Outre le taux d'intérêt, le rendement des dépôts à terme
en devises est largement tributaire de l'évolution des cours de
change. Les dépôts en monnaies fortes ne produisent que
relativement peu d'intérêts tandis que ceux en monnaies faibles
et ceci est certainement le cas en période
de spéculation
génèrent des intérêts sensiblement plus élevés.
Il convient
donc de tenir compte de ce différentiel d'intérêt par rapport
aux fluctuations attendues des cours de change.
Le différentiel
de taux d'intérêt est en principe un indicateur de la mesure
dans laquelle le marché s'attend à ce qu'une monnaie donnée se
déprécie par rapport à une autre.
Certains établissements de crédit proposent des dépôts à
terme en devises avec paiement mensuel des intérêts.
Il faut également se rappeler que les intérêts générés par
ce type de placement sont soumis au précompte mobilier.
Risque
Les dépôts à terme en devises étrangères ont un
caractère éminemment spéculatif. L'investisseur se base en
effet sur certaines attentes quant à l'évolution de telle ou
telle monnaie de placement par rapport au franc belge. Le
rendement final sera donc largement tributaire de l'évolution des
cours de change: si la monnaie en question se déprécie, le
déposant accusera une moins-value, si elle se raffermit, une
plus-value.
En outre, si un fort mouvement de spéculation affecte la monnaie
en question, impossible de mettre fin au placement en cours et de
profiter de taux d'intérêt plus élevés que l'on pourrait
éventuellement obtenir, puisque le terme est fixe.
Disponibilité du capital
• La liquidité des dépôts à terme en devises dépend de la
durée du placement, convenue avec l'établissement financier.
S'il est théoriquement possible d'interrompre le terme du
placement, disons tout de suite que cette option est peu
intéressante en raison des frais et de la perte de rendement que
cela implique.
• Cette forme de placement convient
à qui souhaite tirer parti de l'évolution des conditions du
marché. Si l'on s'attend à une hausse des taux d'intérêt à
court terme ou à un raffermissement de la monnaie de placement,
mieux vaut choisir le court terme, de façon à pouvoir renouveler
à l'échéance le placement en cours à un taux d'intérêt
supérieur ou à profiter éventuellement d'un raffermissement de
la monnaie en question.
• Cette formule est également
idéale pour "parquer" des fonds dans l'attente de
meilleures opportunités de placement. Lorsque, par exemple, une
obligation en lires italiennes arrive à échéance, les fonds
ainsi libérés peuvent être déposés sur un compte à terme en
attendant une nouvelle opportunité de placement en lires
italiennes.
Frais
En règle générale, cette forme de placement ne comporte pas
de frais.
Suivi
Le suivi s'effectue au moyen des extraits de compte. Pour avoir un
aperçu du niveau des taux d'intérêt appliqués selon les
différents termes et devises, il suffit de consulter le journal
L'Echo à la rubrique "Change et taux d'intérêt des
Eurodevises". Mais attention: il s'agit des tarifs du marché
dont les établissements financiers sont les seuls à pouvoir
bénéficier.
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2.4. L'épargne-pension
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Définition
L'épargne-pension permet de se
constituer un capital ou une réserve lorsqu'on quitte la vie
active. Entre 18 et 64 ans, tout un chacun peut épargner
annuellement un montant pouvant atteindre 22.000 BEF / 545,37 EUR*
maximum en bénéficiant d'un régime fiscal de faveur. Ce montant
est porté à 40.000 BEF / 991,57 EUR* par le Ministre des
Finances pour les investisseurs qui ne peuvent faire appel à une
pension de l’état ou à une pension extralégale telle qu'une
assurance-groupe ou un fonds de pension. Les modalités suivantes
sont applicables à l'épargne-pension:
• durée minimum: 10 ans
• les versements doivent être effectués durant cinq années au
moins, pas nécessairement consécutives.
• chaque versement doit rester en compte pendant 5 ans au moins.
Si l'on effectue par exemple un versement à 63 ans, le capital ne
pourra être libéré qu'à 68 ans. |
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Les montants versés peuvent être
déduits des revenus cumulés imposables nets du ou des
contribuable(s). La déduction n'est plus autorisée à partir de
l'année durant laquelle la personne pratiquant l'épargne-pension
atteint l'âge de 65 ans, ou à partir de l'année de la mise à
disposition effective du capital. Pour tous les versements
effectués depuis 1992, la réduction ne se calcule plus sur la
base du taux d'imposition marginal, mais à un "taux moyen
amélioré", soit le tarif utilisé pour la déduction des
charges de famille. La limite inférieure de ce taux d'imposition
est de 30 % et la limite supérieure, de 40 %.
Le prélèvement anticipé a été instauré à partir de 1992. Il
s'agit d'une taxe définitive qui remplace tout autre
prélèvement (à l'exception des droits de succession).
Ce
prélèvement est effectué soit le jour où la personne
pratiquant l'épargne-pension atteint ses 60 ans, soit lorsque le
retrait du capital est autorisé et que l'on remplit un certain
nombre d'autres conditions.
Nous fournirons bien volontiers
davantage d'informations à ce sujet à tout intéressé qui
souhaite disposer de son capital d'épargne-pension.
Il existe trois systèmes
d'épargne-pension:
• Le compte d'épargne collectif (fonds
de pension)
Les versements sont convertis en parts d'un fonds de pension
géré par des spécialistes en placements. Les revenus sont
capitalisés, ce qui augmente la valeur des parts. On peut
également acheter des fractions d'une part.
• Le compte d'épargne individuel
Il s'agit d'un compte ordinaire ouvert auprès d'un établissement
financier et destiné uniquement à l'épargne-pension. Le
titulaire du compte gère et place lui-même les montants versés.
• L'assurance-pension
L'épargnant souscrit, contre paiement de primes équivalentes aux
versements annuels, une assurance auprès d'une compagnie
d'assurances belge en vue d'obtenir une pension, une rente ou un
capital en cas de vie ou de décès.
Des trois formules évoquées
ci-dessus, la première est la plus courante.
Rendement
Le rendement global est fonction:
• de
l'économie d'impôt réalisée
• du montant des frais, taxes et
commissions
• du rendement effectif produit
par le placement
• de la taxe finale à acquitter
lors de la mise à disposition du capital
L'économie d'impôt dépend
évidemment du "taux d'imposition moyen amélioré",
qui
est de 40 % pour la plupart des participants à l'épargne-pension.
• Le compte d'épargne collectif
L'épargnant conclut avec le fonds de pension une convention de
moyens aux termes de laquelle le gestionnaire du fonds s'engage
uniquement à affecter les ressources collectées de façon à en
obtenir un rendement maximal, sans garantir pour autant un
rendement minimum.
Le rendement d'un fonds de pension dépend de l'évolution des
marchés financiers.
• Le compte d'épargne individuel
L'épargnant place lui-même les montants versés et le rendement
sera également tributaire de l'évolution des marchés
financiers.
• L'épargne-assurance
La compagnie d'assurances s'engage à offrir un rendement minimum
de 4,75% au souscripteur.
Risque
• Le compte d'épargne collectif
La gestion du fonds est soumise à des limitations légales. Les
placements seront répartis sur différents types d'actifs tels
qu'actions, obligations, dépôts et biens immobiliers.
Le risque
auquel le fonds est soumis est donc limité. En répartissant les
placements sur différents produits, on parvient à constituer un
portefeuille présentant un faible risque et procurant néanmoins
un rendement élevé.
• Le compte d'épargne individuel
Le capital limité dont un particulier dispose en général
n'offre guère de larges possibilités en matière de
diversification; le risque sera donc en l'occurrence beaucoup plus
élevé.
• L'épargne-assurance
Puisque la compagnie d'assurance garantit un rendement minimum, le
risque est limité. Il y a toutefois un inconvénient : le
rendement est moins transparent dans le cas de l'épargne-assurance,
étant donné que la valeur d'inventaire n'est pas publiée chaque
semaine.
L'épargne-pension comporte néanmoins un risque politique
manifeste: le régime fiscal de faveur dont elle bénéficie a
déjà été partiellement réduit dans le cadre des économies
budgétaires. Rien ne dit qu'à l'avenir il ne le sera encore
davantage.
Disponibilité du capital
• Le compte d'épargne collectif
Qui souhaite retirer anticipativement les sommes épargnées se
verra sanctionné sur le plan fiscal. En effet, le montant ainsi
prélevé sera ajouté au revenu annuel et taxé au taux
d'imposition marginal. Le retrait anticipé ne doit donc être
envisagé qu'en cas de problèmes importants de trésorerie
personnelle. Il est toutefois possible de passer d'un fonds de
pension à un autre sans implications fiscales. En cas de passage
d'un fonds de pension à un système d'épargne-assurance, il y a
une taxe à payer.
• Le compte d'épargne individuel
Retirer les fonds anticipativement, c'est s'exposer à une
taxation au taux marginal.
• L'épargne-assurance
Retirer avant terme les montants épargnés, ou passer à un autre
système d'épargne-assurance ou à un fonds de pension, c'est
aussi se voir imposer au taux d'imposition marginal.
Frais
• Le compte d'épargne collectif
A l'entrée d'abord, et chaque année ensuite, des frais de
gestion, peu élevés, il est vrai, sont déduits de la valeur
d'inventaire des parts du fonds. Le montant de ces frais peut
varier d'un établissement à l'autre.
• Le compte d'épargne individuel
L'épargnant est tenu de payer des frais de courtage sur les
placements, ainsi que des frais d'administration, qui lui sont
portés en compte par l'établissement.
• L'épargne-assurance
Un montant forfaitaire est prélevé automatiquement chaque année
lors du paiement de la prime. En outre, une indemnité de gestion
est également portée en compte pendant toute la durée de l'épargne-pension.
Suivi
• Le compte d'épargne collectif
Les cours des fonds de pension sont publiés quotidiennement dans
le journal L'Echo sous la rubrique "Fonds de placement et
Sicav". Mais on peut également suivre l'évolution des
montants épargnés au moyen des extraits de compte.
• Le compte d'épargne individuel
L'épargnant peut suivre lui-même l'évolution de ses placements
à l'aide des cours de clôture des différents types de
placement; ces cours sont publiés dans le journal L'Echo.
• L'épargne-assurance
En matière d'épargne-assurance, la valeur d'inventaire n'est pas
publiée.
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2.5. Les bons de
caisse |
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Définition
Les bons de caisse sont des
obligations à moyen terme (jusqu'à 5 ans) émises par un
établissement financier et auxquelles peuvent souscrire les
investisseurs.
Les bons de caisse ont une durée déterminée et
sont assortis d'un taux d'intérêt fixe ou variable. Le remboursement du montant nominal s'effectue à la date
d'échéance.
Les bons de caisse sont émis en permanence; il n'y
a donc pas de période de souscription déterminée. |
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Rendement
Le rendement d'un bon de caisse, c'est simplement l'intérêt
produit annuellement, que le souscripteur peut encaisser contre
remise des coupons attachés au manteau.
Le taux d'intérêt d'un
bon de caisse est parfois légèrement moins élevé que celui
d'une obligation de la même durée. Il y a également parfois
quelques différences de taux d'intérêt entre établissements
financiers. La plupart des banques laissent le choix au détenteur
entre l'encaissement annuel des coupons ou leur capitalisation
jusqu'à la date d'échéance finale.
Risque
Un bon de caisse ne comporte en principe aucun risque si ce n'est
le risque-débiteur.
Disponibilité du capital
La liquidité des bons de caisse est limitée. Ces titres ne sont
pas cotés en Bourse,
mais on peut les négocier lors des séances
de ventes publiques supplémentaires prévues à cet effet. Cette
procédure demande toutefois du temps et est assez coûteuse.
Un
certain nombre d'établissements financiers rachètent leurs bons
de caisse,
créant ainsi une liquidité toute relative de ces
titres. Cela dit, mieux vaut éviter de demander
le remboursement
anticipé d'un bon de caisse.
Frais
A l'achat de bons de caisse, le souscripteur ne paie que la taxe
sur les opérations de Bourse.
Suivi
On dispose de deux possibilités pour suivre l'évolution des bons
de caisse:
•
en prenant contact avec l'émetteur (= l'établissement financier)
• en
consultant les cours des bons de caisse négociés lors des ventes
publiques supplémentaires, régulièrement publiés dans le
journal L'Echo.
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2.6. Les bons
d'assurance |
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Définition
Un bon d'assurance est une assurance
vie d'une durée limitée. Le contrat est conclu avec une
compagnie d'assurances établie au Luxembourg. En vertu de la
législation luxembourgeoise, l'investisseur ne résidant pas au
Grand-Duché de Luxembourg ne doit pas payer de précompte
mobilier, ni de droits de succession ou de donation au Luxembourg;
cette formule est donc exonérée d'impôts. L'investisseur n'est
toutefois pas exempté pour autant d'en faire la déclaration dans
son pays d'origine.
Le contrat d'assurance prend fin soit au décès de l'assuré,
soit à la date d'échéance.
En cas de décès, les personnes
désignées par le titulaire bénéficient des prestations
prévues au contrat.
Les bons d'assurance peuvent être obtenus en diverses monnaies et
pour différentes durées. |
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Rendement
Le rendement de ce type de placement est connu au moment des
versements. Il dépend de la durée et de l'unité monétaire
choisies. Le souscripteur ne perçoit pas de coupons pendant la
durée du contrat. Les intérêts sont capitalisés et augmentent
donc la valeur de remboursement à la date d'échéance finale.
Etant donné qu'il n'y a pas de retenue de précompte mobilier au
Luxembourg, le rendement brut équivaut au rendement net.
Risque
Les bons d'assurance ne comportent en principe d'autre risque que
le risque-débiteur. Il s'agit d'un placement nominatif, ce qui
constitue une protection dans l'éventualité d'un vol. A la
conclusion du contrat, le souscripteur a la possibilité de
désigner un bénéficiaire en cas de décès. A noter aussi que
le cadre légal et fiscal du Grand-Duché de Luxembourg est stable
et garantit le secret de l'assurance.
Disponibilité du capital
Un bon d'assurance est un placement nominatif et n'est donc pas
négociable. Le capital épargné peut toutefois être réclamé
à tout moment. L'on perçoit le capital initial augmenté des
intérêts acquis (=valeur de rachat). En raison de l'indemnité
de remboursement qui est portée en compte au souscripteur dans ce
cas-là , il va de soi que le remboursement anticipé n'est guère
recommandé.
Frais
Le titulaire ou le bénéficiaire d'un bon d'assurance est tenu de
payer les droits de timbre et d'enregistrement ainsi que tous les
autres impôts et taxes existants ou futurs prévus par les lois
et décrets du Grand-Duché de Luxembourg.
Les versements, diminués de ces frais divers, sont capitalisés
au taux d'intérêt convenu.
Suivi
Les cotations des bons d'assurance ne sont pas publiées dans le
journal L'Echo. Etant donné que lors de la conclusion du contrat
d'assurance, la valeur de remboursement à la date d'échéance
est déjà connue, le suivi de ce type de placement ne s'impose
guère.
Anhyp renseigne volontiers à tout moment les investisseurs
intéressés au sujet des taux d'intérêt applicables aux bons
d'assurance.
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2.7. Les
certificats immobiliers |
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Définition
Les capitaux nécessaires à la mise
sur pied de grands projets immobiliers tels que les centres
commerciaux ou les immeubles de bureaux sont généralement
réunis par le biais d'un système de certificats immobiliers ou
certificats fonciers. Un certificat immobilier ne constitue pas en
soi un titre de propriété, mais bien une créance à l'égard de
la société émettrice du certificat. Les certificats immobiliers
offrent aux investisseurs disposant de moyens relativement
limités un accès au marché professionnel de l'immobilier. |
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Rendement
Le rendement d'un certificat immobilier se compose de deux
éléments: les revenus locatifs, d'une part, et la valeur
résiduelle ou la plus-value éventuelle obtenue à la vente de
l'immeuble, d'autre part. Les revenus locatifs sont ristournés au
détenteur du certificat immobilier sous la forme d'un coupon
attrayant. De point de vue fiscal, il y a moyen de scinder ce
coupon en une part équivalant au remboursement du capital et une
part égale aux intérêts perçus, ce qui est particulièrement
avantageux. La somme représentant le remboursement du capital est
exonérée d'impôt durant toute la durée du certificat et seul
le supplément, c'est-à-dire la part des intérêts, est soumis
au précompte mobilier. Ce n'est qu'à la date d'échéance finale
que le précompte mobilier est retenu sur le capital remboursé.
A la vente de l'immeuble, le détenteur du certificat percevra sa
part du produit de la vente,
y compris l'éventuelle plus-value ou
moins-value en fonction du nombre de certificats immobiliers qu'il
détient. La plus-value d'un immeuble dépend d'éléments tels
que sa situation et son rendement locatif.
Risque
Les certificats immobiliers ne sont pas dénués de risque.
La valeur du coupon peut varier en fonction de divers facteurs:
• Il
faut tenir compte de l'incertitude quant au niveau des loyers. Il
se peut, par exemple, que dans un centre commercial, certains
espaces demeurent inoccupés; cela diminue évidemment la valeur
du coupon payé.
•
Autre éventualité: en cas de hausse de l'inflation, et donc de
baisse du pouvoir d'achat, la valeur du coupon augmentera en
raison de l'indexation des loyers.
D'autre part, il y a l'évolution des
taux d'intérêt. En cas de hausse des taux d'intérêt, le
produit de la location diminue par rapport au rendement des
obligations. Le cours du certificat immobilier évolue dès lors
à la baisse.
Le risque-débiteur des certificats
immobiliers est limité: si la société gestionnaire fait
faillite, l'immeuble pourra toujours être mis en vente. Il n'est
toutefois pas impossible qu'en cas de liquidation, le montant de
la vente de l'immeuble soit inférieur à ce qu'avait été son
prix d'achat, auquel cas il y aura une moins-value sur l'immeuble.
Disponibilité du capital
Les certificats immobiliers sont cotés en Bourse, mais leur
liquidité est toute relative
(le nombre de transactions varie de
10 à 50 par jour). Certains certificats immobiliers ne sont du
reste négociés qu'une seule fois par mois.
Qui souhaite acheter
des certificats immobiliers, doit tenir compte du fait que ce
marché est très restreint, ce qui tend à fausser les prix
pratiqués sur les marchés boursiers.
Frais
La vente ou l'achat de certificats immobiliers s'accompagnent du
paiement de frais de transaction. Ces frais se composent d'une
taxe sur les opérations de Bourse et d'une commission de
courtage, autrement dit des frais comparables à ceux qui
affectent les transactions en actions.
Suivi
La liste des certificats immobiliers, pour autant qu'ils soient
cotés en Bourse, est publiée
dans le journal L'Echo à la
rubrique "Marché secondaire - Certificats fonciers".
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2.8. Les
obligations
a) Les obligations ordinaires
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Définition
Une obligation constitue une part d'un
emprunt divisé en coupures. Autrement dit, il s'agit d'un prêt
accordé à l'émetteur de l'obligation. On se trouve donc en
quelque sorte en présence d'une reconnaissance de dette de
l'émetteur de cet emprunt. Généralement, il s'agit d'une
créance à relativement long terme, dont le taux d'intérêt et
la durée sont fixés à l'avance. |
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La durée s'échelonne le plus
souvent entre 5 et 30 ans, mais on a déjà connu des émissions
d'une durée inférieure à 5 ans ou (très exceptionnellement)
supérieure à 30 ans.
La valeur nominale est remboursée
à la date d'échéance. Les intérêts annuels peuvent être
encaissés contre remise des coupons attachés au manteau de
l'obligation.
Mais si les intérêts annuels sont
ajoutés au capital et produisent à leur tour des intérêts,
on parlera d'une obligation de capitalisation.
Quant aux taux d'intérêt, il
existe essentiellement deux possibilités:
• lorsqu'il s'agit d'obligations à taux fixe, le montant des
coupons reste fixe jusqu'à
la date d'échéance finale;
• en revanche, pour les obligations à taux variable, le taux
d'intérêt est adapté
périodiquement au taux du marché.
Les obligations peuvent être
négociées avant leur date d'échéance. La valeur du
moment pourra être supérieure ou inférieure à la valeur
nominale, si bien que le souscripteur réalisera le cas
échéant une plus-value ou une moins-value.
On distingue deux sortes
d'obligations dans la catégorie des obligations ordinaires:
• les emprunts d'Etat classiques;
• les obligations émises par les entreprises.
Rendement
Le rendement d'une obligation est largement tributaire:
• de
facteurs divers : valeur nominale, coupon, durée, taux
d'intérêt (fixe/variable);
•
du niveau des taux d'intérêt sur les marchés obligataires
domestiques et étrangers;
•
de la notoriété du débiteur et du risque que celui-ci
représente quant à sa solvabilité;
•
de divers autres facteurs: devise, frais de transaction, régime
fiscal, disponibilité du
capital, ...
Comme tout autre instrument de
placement, les obligations produisent deux sortes de
revenus:
• les revenus d'intérêts;
• les gains variables en capital (autrement dit les
plus-values).
Le souscripteur perçoit les
revenus d'intérêts en encaissant périodiquement le
produit des coupons.
En revanche, pour ce qui est des
plus-values éventuelles, celles-ci ne sont enregistrées
que lorsque les obligations sont cédées avant la date
d'échéance finale et que les taux d'intérêt du marché
ont baissé à ce moment-là .
Considéré globalement, le
rendement des obligations peut être qualifié d'attrayant
et de très compétitif grâce à la conjugaison des revenus
d'intérêts et des plus-values éventuelles.
Risque
La règle générale veut que les taux d'intérêt et le
cours des obligations évoluent en sens inverse. Si les taux
d'intérêt sont à la hausse, les cours évoluent à la
baisse, et inversement. L'investisseur avisé achètera donc
des obligations à un certain prix pour les revendre ensuite
à un prix plus élevé en misant sur l'éventualité que
les taux d'intérêt auront baissé entre-temps. Evidemment,
il s'expose à une moins-value dans le cas où les taux
d'intérêt auraient progressé.
Un autre risque important propre
aux placements en obligations est lié au fait que le taux
est fixe pour toute la durée du placement et n'est donc pas
susceptible d'augmenter en période de hausse de
l'inflation. A vrai dire, l'inflation est le souci majeur
des investisseurs en obligations. Elle réduit non seulement
le pouvoir d'achat représenté par le montant nominal de
leur placement, mais elle a également un puissant impact
sur l'évolution des taux d'intérêt. L'inflation peut
induire des mouvements de taux d'intérêt considérables
provoquant de brusques secousses sur les marchés, et donc
d'énormes moins-values.
Il y a également le risque de
remboursement anticipé par l'émetteur. Il arrive que les
pouvoirs publics émettent des obligations avec ce que l'on
appelle une option "call" ou option de rachat, ce
qui donne à l'émetteur le droit de rembourser
anticipativement les obligations en cas de baisse des taux
d'intérêt. Etant donné que cette opération se produit
toujours à des moments profitables pour l'émetteur, et
donc peu favorables pour l'investisseur, ce dernier se voit
confronté à un risque au niveau du renouvellement de son
placement.
Lorsqu'il possède des
obligations émises par une entreprise, la qualité de
l'émetteur joue également un rôle important. Plus la
solvabilité de l'émetteur est réputée faible, plus le
risque de défaillance au moment de l'échéance est
élevé. Pour se prémunir contre ce danger, l'investisseur
exige donc tout naturellement une prime de risque, raison
pour laquelle le rendement des obligations émises par les
entreprises sera toujours supérieur à celui d'un emprunt
d'Etat.
Disponibilité du capital
La liquidité dépend du volume de l'émission et de
l'existence d'un marché secondaire suffisamment actif, ce
qui n'est pas toujours le cas, si bien que le Fonds des
Rentes crée une certaine liquidité, contribuant ainsi à
rendre ces titres plus aisément négociables.
Les emprunts d'Etat classiques
sont surtout recherchés par les particuliers. Mais puisque
ceux-ci conservent en général leurs titres jusqu'à
l'échéance finale, le volume des transactions de ce type
sur le marché reste plutôt restreint.
Frais
L'achat et la vente d'obligations donnent lieu à des frais
de courtage et au prélèvement d'une taxe sur les
opérations de Bourse. Le tarif du courtage est établi sur
la base d'un accord mutuel et peut être escompté dans le
prix de la transaction. Un aperçu des frais de transaction
est publié chaque premier mardi du mois dans le journal L'Echo.
Suivi
Les cours des obligations paraissent chaque jour dans le
journal L'Echo sous la rubrique "Marché des
Obligations - Obligations du secteur public".
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b) Les obligations
convertibles
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Définition
Une obligation convertible possède
toutes les caractéristiques d'une obligation
ordinaire à taux
fixe (coupons payés périodiquement et remboursement du montant
nominal à l'échéance), mais elle peut être convertie en
actions de l'émetteur.
Ce droit de conversion est indissociable
de l'obligation, et ne peut être vendu séparément. |
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Les obligations convertibles sont
surtout émises par de petites entreprises dynamiques qui
souhaitent en fait procéder à une émission différée
d'actions de capital. Ces entreprises ont besoin de capitaux
frais qu'elles ne peuvent que difficilement obtenir à un coût
raisonnable compte tenu de leur manque de notoriété et du
risque qu'elles représentent aux yeux des investisseurs.
Les
obligations convertibles offrent une solution dans ce cas.
Caractéristiques importantes:
• l'investisseur peut échanger ses obligations contre des
actions.
• le droit de conversion peut être exercé soit à n'importe
quel moment, soit durant une période bien déterminée,
débutant généralement quelques années après la date
d'émission.
• le prix initial de conversion - c'est-à-dire le prix à
payer pour les actions lorsque le souscripteur exerce son droit
de conversion peut être exprimé en termes de ratio de
conversion. Il s'agit du nombre d'actions ordinaires auquel le
montant nominal de l'obligation donne droit. Ce ratio est
invariable.
• l'émetteur prévoit le plus
souvent également une option "call". S'il exerce
cette option, les investisseurs ont le choix entre le
remboursement de l'obligation ou sa conversion.
Rendement
Grâce à la possibilité de conversion des obligations en
actions, le souscripteur profite de la hausse des actions
tout en percevant un montant fixe généralement supérieur
au dividende d'une action.
La valeur d'une obligation convertible dépend de
l'évolution de la valeur de l'action dans laquelle elle
pourra être convertie. Si le prix de l'action diminue,
l'obligation convertible constitue un placement plus
intéressant que l'action sous-jacente, la baisse de valeur
étant limitée grâce aux caractéristiques du placement
obligataire. La baisse de valeur de l'obligation sera de la
moitié environ de celle de l'action.
Au cas où la valeur des actions progresse, celle des
obligations convertibles fera de même. En règle
générale, on estime que l'obligation augmente de 2/3
environ de la hausse enregistrée par l'action. Lorsque la
valeur des actions est à la hausse, le rendement des
obligations convertibles est donc inférieur à celui des
actions.
En cas de liquidation éventuelle, les obligations
convertibles offrent davantage de protection que les
actions, parce qu'elles sont généralement remboursées
avant les actions ordinaires et les actions privilégiées.
Risque
Si le prix des actions n'augmente pas comme prévu, le
rendement total de l'obligation convertible sera inférieur
au rendement d'autres types d'obligations. Si le prix des
actions progresse, la plus-value sera moins élevée que le
gain réalisé sur les actions sous-jacentes.
Il faut également tenir compte du risque de faillite de
l'émetteur, car les obligations convertibles sont
subordonnées aux autres obligations émises. La période
s'écoulant entre la date du dernier coupon et la date de la
conversion des obligations en actions ne produit pas
d'intérêt. C'est pourquoi il vaut mieux que la conversion
coïncide avec la date du dernier coupon.
A noter encore : l'obligation et l'action sont parfois
émises dans des monnaies différentes, ce qui crée un
risque de change.
Disponibilité du capital
Il s'agit ici d'un type d'obligation spécifique dont le
volume d'émission est plutôt limité, si bien que leur
degré de liquidité est restreint.
Frais
L'achat et la vente d'obligations donnent lieu au paiement
de frais de courtage et au prélèvement d'une taxe sur les
opérations de Bourse. Le tarif du courtage est établi sur
la base d'un accord mutuel et peut être escompté dans le
prix de la transaction. Un aperçu des frais de transaction
est publié chaque premier mardi du mois dans le journal L'Echo.
Suivi
Les cours des obligations convertibles sont publiés dans le
journal L'Echo sous la rubrique "Marché des
Obligations - Obligations du secteur privé - Obligations
belges convertibles et avec warrant cotées par titre".
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c) Les obligations
étrangères
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Définition
L'investisseur belge a le choix entre:
•
des obligations étrangères ordinaires: il s'agit d'obligations
émises à l'étranger sur les marchés domestiques des émetteurs
respectifs (p.ex. une obligation en DEM de l'Etat allemand, émise
en Allemagne).
• des euro-obligations: le marché des euro-obligations n'est
autre que le marché international des capitaux, sur lequel des
émetteurs empruntent, hors des limites de leur marché
domestique, simultanément dans plusieurs pays, des capitaux à
moyen ou à long
terme (p.ex. une entreprise américaine émet un emprunt en yens
japonais et vend ces obligations en Allemagne et en Suisse). Les
euro-obligations peuvent être encaissées dans des pays ne
pratiquant pas de retenue du précompte mobilier (ex. le
Luxembourg, les Pays-Bas, ...). Cette pratique est parfaitement
légale, mais l'investisseur est obligé d'en faire état dans sa
déclaration d'impôts. |
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Les formules de taux d'intérêt et
les techniques d'amortissement sont sensiblement plus variées
que dans le cas des obligations belges.
Quelques caractéristiques:
• ce
sont des obligations au porteur;
•
les intérêts sont calculés sur la base 30/360;
•
le montant des intérêts payés est brut, à charge pour le
bénéficiaire d'en faire la déclaration au fisc;
•
les euro-obligations sont des instruments de placement à long
terme dont la durée varie entre 5 et 30 ans
•
elles sont émises le plus souvent en petites coupures (environ
1.000 USD)
•
les émetteurs sont généralement des pouvoirs publics, des
organismes publics, des
institutions supranationales, telles que la Banque Mondiale, ou
des entreprises multinationales.
Rendement
Le rendement des euro-obligations est largement tributaire:
• de
facteurs divers: valeur nominale, coupon, durée, taux
d'intérêt (fixe/variable);
• du niveau des taux d'intérêt de la monnaie dans laquelle
sont libellées
les obligations;
• de la notoriété du débiteur et du risque qu'il représente
quant à sa solvabilité;
• de divers autres facteurs: devise, frais de transaction,
impact fiscal, disponibilité
du capital, ...
Les euro-obligations produisent
les revenus suivants:
•
revenus
d'intérêts;
•
plus-values variables;
•
le cas échéant des bénéfices de change.
Les revenus d'intérêts
proviennent de l'encaissement périodique des intérêts. Les
plus-values, en revanche, résultent de la vente des titres,
du moins en période de baisse des taux d'intérêt. Les
bénéfices de change sont acquis lorsque la valeur de la
monnaie dans laquelle l'obligation est libellée augmente.
Considéré globalement, le rendement des obligations peut
être qualifié d'attrayant et de très compétitif grâce à
la conjugaison des revenus d'intérêts, des plus-values et
des gains de change éventuels.
Risque
Placer ses fonds sur le marché international est toujours une
opération plus complexe qu'effectuer un placement sur le
marché belge. Le souscripteur est en effet confronté à de
multiples risques. Cela dit, celui qui achète des
euro-obligations est par définition un investisseur
international, disposé à prendre davantage de risques, les
principaux étant:
• le risque économique: des événements économiques, tels que
la hausse du
taux d'inflation, peuvent faire baisser considérablement la
valeur
d'une obligation.
• le
risque-débiteur: ce risque réside dans l'impossibilité pour
l'émetteur de
payer les
intérêts et de rembourser le capital.
• le risque
de change: les fluctuations des cours de change sont étroitement
liées aux événements politiques et économiques à court terme
et
aux
conséquences des différences structurelles entre les économies
des
pays de
chacune des monnaies concernées.
Disponibilité du capital
Vu la disponibilité restreinte du capital, voire l'absence
totale de liquidité, les euro-obligations appartiennent à la
catégorie des instruments de placement les plus difficiles à
négocier. Elles ne possèdent pas la liquidité des autres
placements à taux fixe, ce qui peut évidemment provoquer des
problèmes.
Les euro-obligations sont assez facilement négociables au
début de l'émission, mais à mesure que le temps passe et
que l'on se rapproche de la date d'échéance, la liquidité
se réduit. Durant la période proche de l'échéance, les
investisseurs seront moins enclins à vendre leurs
obligations.
Il faut aussi se rappeler que les émissions n'ayant eu que
peu de succès (volume restreint et moindre qualité de
l'émetteur) perdent toute liquidité dès la fin de la
période d'émission.
Frais
Les seuls frais liés à l'achat d'euro-obligations se
résument à la taxe sur les opérations de Bourse. Il faut
distinguer:
• l'achat effectué sur le marché primaire; il s'agit dans ce
cas d'une
nouvelle émission non encore cotée en Bourse.
• l'ordre
d'achat placé sur le marché secondaire: l'on a affaire dans ce
cas à
une émission déjà cotée en Bourse.
Suivi
Anhyp tient en permanence les cours des euro-obligations à la
disposition des clients intéressés. Chaque premier mardi du
mois, le journal L'Echo publie la liste complète des
euro-obligations.
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d) Les emprunts subordonnés
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Définition
Les emprunts subordonnés sont des
titres de créance, qui, en cas de liquidation volontaire ou
forcée du débiteur, ne seront remboursés qu'après
indemnisation de tous les autres créanciers (mais avant les
actionnaires). |
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Rendement
Eu égard au fait que les emprunts subordonnés offrent moins de
prise sur les actifs des émetteurs, ceux-ci proposent le plus
souvent des taux d'intérêt supérieurs. A moins qu'ils
n'agrémentent leur offre d'une particularité attrayante telle
qu'une option permettant la conversion des obligations en
actions.
Si la société émettrice prospère et que la cote de
ses actions en Bourse progresse, les détenteurs des obligations
pourront alors convertir ces dernières
en actions, d'une valeur
nettement supérieure au prix payé à l'origine.
Hormis cet aspect, les caractéristiques d'un emprunt
subordonné sont les mêmes que celles d'une obligation
ordinaire.
Risque
Les détenteurs de ce type d'obligations occupent le dernier
rang parmi les créanciers. Si l'émetteur fait faillite, les
chances de récupération sont particulièrement minimes.
Disponibilité du capital
La liquidité des obligations de ce genre est très limitée. On
trouve ce type de titres dans la catégorie des euro-obligations
et des bons de caisse subordonnés émis par les établissements
financiers. En raison du risque élevé attaché à ces titres,
le volume d'émission est si limité que leur liquidité est
quasiment inexistante.
Frais
Le souscripteur paie uniquement la taxe sur les opérations de
Bourse à l'achat.
Suivi
Pour suivre l'évolution de ce type d'obligations, il faut
s'adresser à l'établissement financier en charge du service
financier de l'émission concernée. Certains de ces emprunts
figurent toutefois dans le journal L'Echo (le premier mardi de
chaque mois).
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e) Les
obligations avec warrant
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Définition
Ces obligations, qui ont un rendement
limité, sont assorties d'un droit (= le warrant) permettant au
souscripteur d'acquérir dans un délai déterminé et selon une
formule donnée des actions de l'émetteur, de sa société-mère
ou même d'une autre société. L'émission est comparable à
celle d'obligations convertibles, sauf que la possibilité de
conversion consiste dans un titre négociable séparément, le
warrant. |
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Etant donné que la dette n'est pas
remplacée par des actions existantes, mais donne droit à des
actions nouvellement émises, l'exercice des warrants en
circulation augmente le capital total de l'émetteur,
contrairement à ce qui se passe pour les obligations
convertibles. Ces actions s'ajoutent aux obligations normalement
remboursables à leur échéance. Le prix d'exercice du warrant
reste constant.
Rendement
Le rendement d'obligations avec warrant est inférieur à celui
des autres obligations : la raison en est qu'elles offrent le
droit d'acquérir des actions au moyen du warrant.
Le warrant est au départ solidaire de l'obligation, mais peut
ensuite être négocié séparément.
L'obligation en question peut donc être négociée de deux
manières:
• obligation cum warrant: l'obligation avec le warrant forment
un tout;
•
obligation ex warrant: l'obligation est négociée séparément
Les warrants permettent
d'acquérir à peu de frais des actions d'une société. Leur
période d'exercice est plus longue que pour les options
classiques et ils ont un effet de levier important: une hausse
légère du prix de l'action provoque un relèvement sensible
du cours du warrant.
Risque
L'effet de levier important qui caractérise les warrants
rend leur valeur très variable. Le warrant ne porte pas de
coupon qui compense le coût de financement. Le souscripteur
ne perçoit en effet aucun intérêt sur le capital investi.
Le warrant peut rester sans valeur, mais l'obligation qui lui
est attachée se comporte comme une obligation ordinaire.
Disponibilité du capital
Bien qu'il existe un marché secondaire relativement liquide
pour ce type de titres, il est possible qu'en raison des
fluctuations du marché, les warrants soient moins facilement
négociables.
Frais
Les transactions en Bourse donnent lieu à des frais de
courtage et sont soumises à des taxes. Pour des quantités
importantes, l'investisseur peut toujours négocier des frais
de courtage plus avantageux.
Suivi
Les cours des obligations avec warrants figurent dans le
journal L'Echo sous la rubrique "Marché des Obligations
- Obligations du secteur privé - Obligations convertibles et
obligations avec warrant cotées par titre".
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f) Les obligations à coupon
zéro
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Définition
Les obligations à coupon zéro sont
des obligations sans coupon, ne portant donc pas d'intérêt. Il
n'y a par conséquent pas de paiements périodiques de coupons.
C'est pourquoi ce type de titres est émis à un prix très
inférieur à sa valeur nominale. Au lieu de coupons, le
souscripteur perçoit à l'échéance la différence entre le prix
d'émission et la valeur de remboursement plus élevée. |
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Les obligations à coupon zéro ne
donnent lieu qu'à deux mouvements de fonds: à l'achat lors de
l'émission et lors du remboursement à l'échéance. Plus la
durée de l'emprunt est longue, plus le prix d'émission est
bas. Le cours de l'obligation augmente au fur et à mesure que
l'on se rapproche de la date d'échéance.
Rendement
La différence entre le prix payé et le prix de remboursement
à l'échéance constitue le rendement. Le rendement dépend de
la ristourne obtenue à l'achat et de la durée de l'emprunt.
Une obligation à coupon zéro à cinq ans et un rendement de 9%
sera émise à 64,99 %. Si la durée est de 7 ans, le prix sera
de 54,70 %; si elle est de 10 ans 42,24 % et si la durée est de
15 ans, le prix sera de 27,45%.
Une obligation à coupon zéro offre un rendement certain si le
titre est conservé jusqu'à l'échéance. Le rendement réel
d'une obligation ordinaire, en revanche, est influencé par les
fluctuations des taux d'intérêt, auxquels les coupons sont
réinvestis.
La certitude du rendement permet d'utiliser une obligation à
coupon zéro pour des paiements futurs. Grâce à la certitude
quant à la valeur de remboursement, il n'y a aucun risque que
la valeur de ce placement ne couvre plus les frais.
La certitude en matière de rendement est surtout intéressante
durant les périodes d'incertitude quant à l'évolution future
des taux d'intérêt. Lorsque les taux baissent, le détenteur
d'une obligation à coupon zéro réalise un bénéfice, car la
valeur d'une obligation de ce genre augmente alors davantage que
les obligations classiques.
Risque
L'obligation à coupon zéro permet d'éviter un risque
important au moment du renouvellement du placement. Comme il n'y
pas de coupon, il n'y a donc pas de risque. Cette particularité
est aussi un inconvénient en cas de hausse des taux
d'intérêt, car il n'est pas possible dans ce cas, si
l'opportunité se présente, de replacer le montant du coupon à
un taux plus élevé.
Etant donné que le rendement est fixé jusqu'à la date
d'échéance, la moins-value enregistrée par une obligation à
coupon zéro lors d'une hausse des taux d'intérêt sera
supérieure à celle d'une obligation ordinaire. Son prix sera
dès lors plus volatil que celui des obligations à taux fixe.
Le risque-débiteur d'une obligation à coupon zéro peut être
supérieur à celui d'une obligation ordinaire, car l'émetteur
doit disposer des fonds nécessaires pour rembourser à la fois
le capital et la totalité des intérêts à la date
d'échéance. L'affaiblissement de la solvabilité de
l'émetteur risque d'affecter plus sensiblement la valeur d'une
obligation à coupon zéro que celle d'une obligation ordinaire,
car l'émetteur de ce dernier type d'obligation est tenu à un
paiement régulier des intérêts. Dans l'éventualité d'une
faillite, le détenteur d'une obligation à coupon zéro est en
droit de réclamer le prix payé augmenté des intérêts échus
et non payés jusqu'au jour de la faillite, mais non la valeur
de remboursement.
Disponibilité du capital
La liquidité d'une obligation à coupon zéro dépend de la
monnaie dans laquelle elle a été émise et de la qualité de
l'émetteur. Les obligations à coupon zéro libellées en USD
sont régulièrement négociées sur le marché secondaire,
alors que les obligations libellées en LUF sont quasiment
dénuées de toute liquidité.
Frais
A l'achat d'une obligation à coupon zéro, il faut tenir compte
du précompte mobilier et de la taxe sur les opérations de
Bourse. On fait la distinction entre:
• l'achat effectué sur le marché primaire; il s'agit dans ce
cas
d'une nouvelle émission non encore cotée en Bourse.
• l'ordre d'achat placé sur le marché secondaire: l'on a
affaire dans
ce cas à une émission déjà cotée en Bourse.
Suivi
Anhyp communique volontiers aux clients intéressés les
cours des euro-obligations. Le journal L'Echo publie chaque
premier mardi du mois la liste complète des cours.
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2.9.
Les actions
a) Les actions ordinaires
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Définition
Une action est une part du capital
d'une société et représente par conséquent un titre de
propriété. L'investisseur qui achète une action d'une société
en devient donc le copropriétaire. L'actionnaire est autorisé à
assister à l'assemblée générale de la société et bénéficie
d'un droit de vote. |
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Rendement
Le
rendement d'une action se compose du dividende,
d'une part, et de la plus-value,
d'autre part.
• Dividende
L'actionnaire a droit à un dividende; celui-ci représente une
partie du bénéfice réalisé par l'entreprise au cours de
l'exercice écoulé et est encaissé annuellement ou parfois
trimestriellement. Cela dit, une entreprise n'est pas tenue de
verser un dividende. Sa décision en la matière dépendra du
bénéfice, de la charge de ses dettes et, le cas échéant, de
la planification de ses investissements. Le plus souvent
cependant, l'entreprise s'efforcera d'augmenter chaque année
son dividende d'un certain pourcentage.
En pratique, le dividende est matérialisé par un
"coupon" qui est attaché au "manteau" de
l'action. Il y a deux phases dans la distribution du dividende:
la date ex-dividende et la date de paiement. A la date
ex-dividende, la valeur du dividende est fixée officiellement.
L'actionnaire détache alors le coupon représentant le
dividende du manteau. Dès cet instant, l'action se négociera
sans le coupon en question, et le cours de l'action diminue de
la valeur du dividende.
L'actionnaire peut encaisser le montant du dividende en argent
dès la date de paiement contre remise du coupon auprès d'un
établissement financier. Il ne perçoit cependant que le
montant du dividende net, le précompte mobilier ayant été
retenu à la source par l'établissement financier.
• Plus-value
Le rendement des actions provient aussi partiellement de leur
plus-value éventuelle. La plus-value ou moins-value désigne en
l'occurrence l'écart entre le cours actuel de l'action et le
cours au moment de l'achat. Il est difficile de prévoir comment
va évoluer la cotation d'une action étant donné que cette
évolution est tributaire de différents facteurs, tels que
l'offre et la demande, le niveau des taux d'intérêt, les
perspectives bénéficiaires, l'évolution du cours du dollar,
etc. Toutefois, le bénéfice réalisé lors de la vente d'une
action est exempt d'impôt. Si l'on réussit à vendre ses
actions plus cher que leur prix d'achat, le profit résultant de
l'opération ne doit donc pas être déclaré au fisc.
Risque
L'action comporte un risque de marché et un
risque-débiteur.
Le risque de marché est soit systématique soit ponctuel.
Risque systématique
Le risque systématique est lié à la situation
économique générale. C'est un risque que comportent
toutes les actions. Il peut être lié à l'expansion ou
à la récession économique, aux réformes fiscales
décidées par le gouvernement ou aux modifications
intervenues dans l'approvisionnement énergétique au
niveau mondial.
Le risque systématique est inévitable pour tout
investissement en actions.
Risque ponctuel
Le risque ponctuel est le risque propre à une entreprise
donnée. Citons comme exemple l'hypothèse de la venue sur
le marché d'un nouveau concurrent produisant le même
produit, le déclenchement d'une grève ou l'apparition
d'une nouveauté technologique qui rend obsolète un
produit existant. Le risque ponctuel peut être évité en
répartissant les placements entre différentes actions:
si le rendement d'une des actions diminue, les dégâts
seront limités. Comme le veut la sagesse populaire,
"il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même
panier".
Le risque-débiteur est le risque de voir une
entreprise faire faillite. Lorsqu'une entreprise fait
faillite, on prononce sa liquidation. Les actifs sont
répartis entre les divers créanciers, les actionnaires
venant en seconde position : ils sont créanciers des
capitaux propres (capital + réserves). Les créanciers
des fonds de tiers, notamment les détenteurs
d'obligations, passent avant eux.
Disponibilité du capital
Les actions sont un placement liquide. On peut les acheter
et les vendre en Bourse chaque jour, au marché
au comptant ou au marché
à terme.
Quiconque achète des actions
au marché au comptant les paie immédiatement; celui qui
les vend doit en assurer la livraison immédiate. Dans la
pratique, le délai est de trois jours après le jour de
la transaction. Les opérations du marché au comptant ont
une durée limitée (chaque jour de Bourse de 12 h 30 à
14 h 30). Les ordres doivent être transmis avant 11 h 30.
Un seul cours est fixé par jour. Les opérations du
marché au comptant ne concernent en général que des
quantités limitées.
La caractéristique du marché à terme est le délai qui
s'écoule entre le moment de la conclusion de la
transaction et celui du paiement et de la livraison. Il
n'y a qu'une liquidation par quinzaine, au cours de
laquelle sont traitées toutes les transactions
effectuées les 15 jours précédents. Les transactions
sur le marché à terme se déroulent de 10 h 00 à 16 h
30. Les cours sont formés de manière continue et les
ordres peuvent être transmis en permanence. L'on n'opère
qu'avec des volumes négociables minimum, selon l'action
en question. Les actions négociées sur le marché à
terme le sont en grandes quantités, et ce marché est
dès lors plus liquide que le marché au comptant.
Frais
Lorsqu'on effectue des opérations en Bourse, il faut tenir
compte des frais de courtage et des taxes. Il est en
général possible d'obtenir une diminution des frais de
courtage à partir d'un montant de 5 millions BEF /
123.946,76 EUR*
Suivi
Les cours de clôture des actions (le cours auquel a été
conclue la dernière transaction de la journée, car il peut
y avoir eu plusieurs cotations, supérieures ou
inférieures, durant la journée) sont publiés dans la
plupart des quotidiens. Ils figurent sous la rubrique
"Marché à terme" et "Marché au
comptant" dans le journal L'Echo.
{retour
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b) Les actions VVPR
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Définition
Outre les actions ordinaires, il
existe également des actions à précompte réduit ou actions
VVPR (c'est-à-dire Verminderde Voorheffing - Précompte Réduit).
Celles-ci sont identiques aux actions ordinaires, mais le
précompte retenu à la source est nettement moins élevé. |
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Une action VVPR est donc plus
intéressante qu'une action ordinaire, car son dividende net est
supérieur. L'inconvénient de ces actions est qu'elles sont
moins liquides.
{retour
haut de page}
c) Les indices boursiers
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Définition
Un indice boursier comprend un nombre
limité d'actions qui sont représentatives du marché et
permettent dès lors de se faire une idée des tendances qui le
caractérisent. Les cours de ces actions sont convertis en indices
par l'application d'une formule déterminée. De cette manière,
l'indice boursier devient une espèce de baromètre qui reflète
l'évolution de la Bourse ou d'un segment du marché boursier
(l'indice de l'or p.ex.). |
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Voici quelques indices boursiers
officiels: l'indice BEL-20 (Belgique), le CAC 40 (France) et le
DAX (Allemagne).
L'indice BEL-20 se compose de 20 actions belges sélectionnées
sur la base de leur volume de transactions et du total de leur
capitalisation boursière.
L'indice BEL-20 est composé en se
fondant sur trois critères:
• la liquidité des actions
sous-jacentes (pondération de 60 %);
• la capitalisation boursière
des actions sous-jacentes (pondération 40 %);
• aucune des actions ne peut
représenter plus de 10% de l'indice d'une
façon
systématique.
La Bourse de Bruxelles se charge
du calcul de l'indice.
Elle est autorisée à en modifier la
composition à son gré en fonction des trois critères
précités, ou lorsque certains événements affectent les
actions sous-jacentes (p.ex. l'émission de nouvelles
actions, d'actions gratuites, etc.).
La Bourse de Bruxelles a fixé le cours de l'indice BEL-20
à 1000 le 29 décembre 1990, alors que la valeur de marché
de toutes les actions reprises dans l'indice correspondait
à 7.501.050 F. Le facteur de correction était à ce moment
7.501.
La Bourse de Bruxelles calcule la valeur de l'indice BEL-20
en divisant la valeur de marché de toutes les actions
sous-jacentes, dans leur quantité respective, par le
facteur de correction de l'indice BEL-20.
Chaque fois qu'il y a lieu de remplacer une ou plusieurs des
actions sous-jacentes, la Bourse de Bruxelles adapte le
facteur de correction de manière à ce qu'il n'y ait pas de
différence entre l'ancien et le nouvel indice.
Au 04/02/2000, les actions suivantes faisaient partie de
l'indice BEL-20 dans les pondérations indiquées:
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Quotités |
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Agfa Gevaert
Almanij
Barco
CBR
Cobepa
Colruyt
Delhaize
Dexia
D´Ieteren
Electrabel
Fortis B
GBL
GIB
IBA
KBC
Real Software
Solvay
Tessenderlo
UCB
Union Minière |
830
511
73
133
190
232
308
466
32
323
4252
145
160
143
1134
83
499
173
865
152 |
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Rendement
Les indices boursiers se répartissent en deux grands groupes:
les indices de cours et les indices "return" ou de
rendement. Un indice de cours s'établit à partir des cours
affichés par les actions sous-jacentes. Un indice
"return" se fonde sur le cours des actions
sous-jacentes et les dividendes distribués.
L'indice BEL-20 est
un indice de cours et ne tient donc pas compte du rendement du
dividende.
Risque
Le risque d'un indice boursier est surtout de type
systématique.
Le risque ponctuel est éliminé parce que
l'indice se compose de différentes actions.
Disponibilité du capital
Un indice boursier n'est pas un instrument de placement
négociable.
Suivi
On trouvera un relevé des indices boursiers dans le journal L'Echo
sous la rubrique "Indices de la Bourse de Bruxelles"
et "Autres indices".
{retour
haut de page}
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2.10. Les fonds et organismes de
placement collectif
Les "organismes de placement
collectif", généralement appelés "fonds de
placement",
sont très en vogue: il suffit d'ouvrir un
journal à la rubrique boursière pour constater la forte
croissance à laquelle diverses mesures fiscales ont contribué du
nombre de fonds de placement.
De nouvelles formules viennent
continuellement en élargir l'éventail. |
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Définition
Dans de nombreux pays industriels, des
portefeuilles collectifs ont été constitués dans le but de
réunir des capitaux provenant d'un grand nombre d'investisseurs
pour les placer dans des portefeuilles largement diversifiés. Ces
portefeuilles sont gérés par des spécialistes qui visent à en
retirer un rendement optimum.
Les épargnants voient ainsi se
réaliser trois de leurs aspirations:
• leur épargne est protégée;
• ils obtiennent un rendement
attrayant, même pour de petits montants;
• leur argent demeure facilement
disponible avec un minimum de
formalités administratives. |
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Il existe trois sortes de fonds de
placement:
• Les fonds de placement classiques
Les fonds de placement sont la propriété indivise de tous
les "participants",
c'est-à-dire de tous les
investisseurs qui y ont placé leur argent.
Leur titre de
copropriété est représenté par des "parts"
remises aux participants en
échange de leur apport.
Dans un fonds de placement de ce type, trois parties sont en
présence: les participants qui apportent l'argent et ont
droit aux revenus produits par les investissements, la
société de gestion, qui est chargée de la gestion et de
l'administration du fonds, et le dépositaire qui est chargé
de la conservation des actifs du fonds. Les droits et devoirs
respectifs de chacune de ces parties figurent dans le
règlement du fonds, qui précise également les grandes
lignes de la politique d'investissement suivie par le fonds.
Un fonds de placement n'a pas de personnalité juridique, ce
qui signifie que sur le plan fiscal,
le principe de la
transparence est appliqué. Autrement dit, le fisc considère
le fonds comme parfaitement "transparent" et les
revenus dégagés par le fonds se voient appliquer un
traitement fiscal comme s'ils étaient perçus par les
participants eux-mêmes.
Un certain nombre de fonds de placement distribuent aux
participants les revenus acquis sous la forme d'un coupon
après la clôture de leur exercice comptable. Mais il existe
aussi des fonds de capitalisation qui ne distribuent pas de
coupons et réinvestissent systématiquement leurs revenus,
lesquels viennent augmenter la valeur d'inventaire des parts
du fonds.
Les fonds de pension belges appartiennent à cette
dernière catégorie.
• Les SICAV (Sociétés
d'Investissement à Capital Variable) luxembourgeoises
Le législateur luxembourgeois a créé une forme de société
anonyme qui, comme les fonds classiques luxembourgeois, ne
paient pas d'impôts, quelle que soit la nature des revenus de
placement. La Sicav n'alloue un revenu à ses actionnaires que
par le biais du rachat de ses titres à la valeur d'inventaire
(encore que parfois l'on a le choix entre dividende et
rachat).
Ces revenus issus du rachat d'actions de Sicav ne
correspondent nullement à la définition belge de revenu
imposable. Ils sont donc exonérés d'impôts. Si
l'investisseur opte pour des actions de distribution
(dividende), il doit payer le précompte mobilier en Belgique,
mais ce précompte est imputable.
• Les Sicav belges
Pour freiner le succès des Sicav luxembourgeoises et enrayer
la fuite des capitaux, la Belgique a créé des sociétés
d'investissement comme alternative aux fonds de placement
classiques.
Ce sont des S.A. ou des sociétés commanditaires
à capital variable (Sicav) ou à capital fixe (Sicaf). Les
deux peuvent soit distribuer leurs revenus soit les
capitaliser. Le précompte mobilier payé par ces sociétés
est entièrement récupéré.
Comme pour les autres Sicav, le
but n'est pas de procurer aux investisseurs des revenus
périodiques, mais de capitaliser ces revenus, de manière à
disposer de plus-values immunisées.
La plupart des fonds de placement
belges sont sous ce statut: ils ont été créés en tant que
sociétés dotées d'une personnalité juridique propre, sont
autorisés à augmenter ou à réduire leur capital en permanence
par l'émission ou le rachat d'actions, et ont un régime fiscal
particulier.
Rendement
Le prix d'émission et de remboursement des parts est basé sur la
valeur d'inventaire ou de liquidation de chaque actif en
portefeuille. Toutes les valeurs mobilières en portefeuille font
donc régulièrement l'objet d'une évaluation par rapport aux
cours du marché.
La valeur calculée comporte dès lors une
plus-value ou moins-value non réalisée.
La valeur d'inventaire
est fixée et publiée périodiquement.
L'investisseur a le choix parmi un
vaste assortiment de fonds de placement.
Il lui suffit de trouver
le fonds qui convient le mieux en fonction du rendement,
du risque
et de l'horizon de placement souhaités.
Le rendement dépend essentiellement
de la politique suivie en matière d'investissement:
• les fonds peuvent être de type
général, ou se limiter à un seul secteur;
• il existe des fonds d'actions (de
croissance) et des fonds d'obligations (de rendement);
• ces fonds peuvent être ou non
limités à un ou plusieurs marchés et devises;
• il existe des fonds de
capitalisation et des fonds qui distribuent un coupon
annuellement;
• il y a des fonds accessibles à
tous les investisseurs et des fonds réservés aux
investisseurs institutionnels;
• il existe des fonds monétaires et
des fonds à (plus) long terme.
Mais le régime fiscal joue lui aussi
un rôle déterminant dans le rendement: le C.I.R.
(Code des
Impôts sur les Revenus) prévoit l'exonération du précompte
mobilier de toute
une série de revenus mobiliers attribués aux
sociétés d'investissement.
On trouvera dans le tableau ci-joint
un aperçu du régime fiscal des fonds de placement
belges
classiques, des Sicav de droit belge et des Sicav de droit
luxembourgeois. |
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Régime des revenus recueillis par le
fonds |
Distribution a un particulier d'un
dividende |
Distribution
de capitalisation |
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Fonds de placement
de droit Belge |
* application du précompte
mobilier dans tous les
cas |
* distribution d'un coupon
* retenue du précompte
à la source
* aucune déclaration |
* peu recommandé
vu que le précompte
a déjà été retenu |
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BEVEK/BEVAK |
* impôt des sociétés sur
une base forfaitaire
* récupération totale ou
partielle du précompte
mobilier |
* distribution d'un coupon
* 15% de précompte
mobilier retenu lors de
l'encaissement |
* plus-value belges
immunisée en
Belgique |
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SICAV/SICAF |
* pas d'impôt des sociétés
ni récupération des
précomptes |
* 15% de précompte
mobilier retenu lors de
l'encaissement |
* plus-value
luxembourgeoises
immuniséé en
Belgique et au
Luxembourg |
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Risque
Le risque dépend de la politique suivie en matière de placement
par les gestionnaires du fonds en question, du type d'actifs
sélectionnés pour les placements, et de la durée choisie.
Disponibilité du capital
La caractéristique des fonds de placement est qu'ils sont
particulièrement liquides.
Sont seuls autorisés à être
commercialisés en Belgique les fonds dits "ouverts"
("open-end")
qui prévoient la faculté d'acheter et de
vendre des parts en permanence.
L'investisseur peut donc revendre
ses parts de fonds de placement à n'importe quel moment, et le
fonds est obligé de racheter ces parts.
Frais
Les achats et ventes de parts de fonds de placement entraînent un
certain nombre de frais.
Capitalisation: - achat: frais
d'entrée + taxe sur les opérations de Bourse
- vente: frais de sortie + taxe sur les opérations de Bourse
Distribution: - achat: frais d'entrée
+ taxe sur les opérations de Bourse
- vente: frais de sortie
Le fisc détermine un montant maximum
par bordereau pour l'application de la taxe sur les opérations de
Bourse.
Outre ces frais, d'autres frais de gestion et d'administration
viennent encore affecter le rendement. Ces frais sont escomptés
dans la valeur d'inventaire du fonds de placement concerné. Dès
lors, les fonds de placement sont surtout intéressants pour le
moyen ou le long terme, avec capitalisation des revenus.
Suivi
Pour qui souhaite suivre l'évolution de la valeur d'inventaire
des parts, il suffit de consulter les journaux, qui publient
presque tous un relevé des fonds de placement en mentionnant:
- leur valeur d'inventaire
actuelle;
- leur valeur d'inventaire
précédente;
- leur rendement;
- le cours le plus élevé et le
plus bas des 12 derniers mois.
{retour
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2.11. Les options |
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Les
options en tant qu'instruments de placement connaissent un essor
considérable depuis le début des années septante. Ce produit de
placement semble compliqué à première vue, mais son principe
est simple: prendre une option signifie que l'on acquiert pour une
période déterminée un certain droit sur un bien, droit que l'on
est libre d'exercer ou non. |
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Le principe existe également pour
l'achat ou la location d'un immeuble, par exemple. Supposons
qu'avant d'acheter une maison, le candidat-acquéreur souhaite
visiter encore d'autres habitations.
Pour éviter qu'entre-temps, des candidats intéressés
n'achètent la maison, il signera une convention avec le vendeur
aux termes de laquelle il prend une option d'achat sur la maison
à un prix convenu. Cette option sera valable durant un bref laps
de temps.
Au cas où le candidat-acquéreur trouverait une autre
maison correspondant mieux à ses souhaits, il lui suffira de
laisser passer le délai d'option.
On peut également prendre une option sur des actions ou des
obligations.
La valeur d'une telle option est susceptible
d'évoluer, car elle dépend de la fluctuation
du cours des
actions ou des obligations sous-jacentes.
Il existe deux sortes d'options:
• L'option d'achat, dite option
"call"
L'acheteur d'une option d'achat acquiert le droit (et non
l'obligation!) d'acheter à une date déterminée ou avant
celle-ci une certaine quantité d'actifs sous-jacents (p.ex.
des actions) à un prix fixé (= le prix d'exercice).
• L'option de vente, dite option
"put"
L'acheteur d'une option de vente acquiert le droit (non
l'obligation!) de vendre à une date déterminée ou avant
celle-ci une certaine quantité d'actifs sous-jacents (p.ex.
des actions) à un prix fixé (= le prix d'exercice).
L'acheteur de l'option de vente ne doit pas avoir les actions
en sa possession au moment de l'achat de l'option.
a) Les options sur actions |
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Définition
Les options sur actions sont des
options dont le "support" ou l'actif sous-jacent est
constitué d'actions. Les options sur actions du marché belge des
options, le BELFOX (Belgian Futures & Options Exchange), sont
de type américain: ces options peuvent être exercées à tout
moment durant la période qui s'écoule entre la date d'achat et
la date d'échéance. Hormis quelques exceptions, une option donne
droit à 20 actions de l'actif sous-jacent. Les options sur
actions ont toujours comme échéance le troisième vendredi des
mois de mars, juin, septembre et décembre. Le paiement et la
livraison des actions sous-jacentes ont lieu à ces échéances. |
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Rendement
Le rendement d'une option sur actions est déterminé par
l'écart entre le prix d'exercice de l'option et le cours de
l'action au moment de l'exercice de l'option. Dans le cas d'une
option d'achat: le cours de l'action diminué du prix d'exercice
de l'option. Dans le cas d'une option de vente: le prix
d'exercice diminué du cours de l'action..
Risque
Pour l'acheteur d'une option, la perte se limite au montant de
la prime qu'il a payée, tandis que le bénéfice augmente de
façon proportionnelle à la hausse (option d'achat) ou à la
baisse (option de vente) du cours de l'action.
Pour le vendeur d'une option, le bénéfice se limite au montant
de la prime qu'il a perçue, tandis que la perte augmente de
façon proportionnelle à la hausse (option d'achat) ou à la
baisse (option de vente) du cours de l'action.
Les options sur actions sont de type américain: le vendeur doit
donc être en mesure de remplir ses obligations de livraison à
tout moment, au cas où l'acheteur exercerait son droit.
Disponibilité du capital
Les options sur actions sont des placements liquides. Elles sont
négociables journellement à la Bourse belge des options BELFOX.
Frais
L'acheteur d'une option paie, en plus de la prime, des frais de
courtage qui augmentent proportionnellement au nombre d'options
acquises.
Suivi
Les cours des options sont communiqués chaque jour dans le
journal L'Echo sous la rubrique "Options et Futures".
{retour
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b) Les options sur indice boursier
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Définition
Une option sur indice boursier est une
option portant sur l'indice BEL-20 comme actif sous-jacent. Les
options sur l'indice BEL-20 sont de type européen: elles ne
peuvent être exercées qu'à la date d'échéance. |
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Le montant du contrat est de 100 F,
montant multiplié par la valeur de l'indice. Si l'indice est à
1480, la valeur du contrat sera de 100 x 1480 = 148.000 F.
Chaque troisième vendredi du mois, des options sur l'indice
BEL-20 arrivent à échéance. A l'échéance de l'option
toutefois, et contrairement à ce qui se passe dans le cas des
options sur actions, il n'y a pas de livraison matérielle. Les
options de l'indice BEL-20 sont réglées au comptant en payant
l'écart entre le prix d'exercice et la valeur officielle de
décompte de l'indice BEL-20. Cette valeur de décompte est
calculée chaque troisième vendredi du mois. Il s'agit de la
valeur moyenne de l'indice au cours des 30 dernières minutes de
transactions de la journée. Si la valeur de décompte s'élève
par exemple à 1485, l'acheteur de 2 options d'achat à un prix
d'exercice de 1480 percevra un montant en espèces de 1.000 BEF
(2 x 100 x 5).
Rendement
Le rendement d'une option sur indices boursiers est déterminé
par l'écart entre le prix d'exercice de l'option et sa valeur
de décompte. Si l'on a par exemple acheté une option d'achat
à un prix d'exercice de 1400 et que la valeur de décompte
s'élève à la date d'échéance à 1475, on percevra un
montant de 75 x 100 = 7.500 F. Une option représente en effet
100 fois la valeur de l'indice sous-jacent.
Risque
Les options sur indices sont des options "à
l'européenne".
Les souscripteurs de ces options ne courent
pas le risque d'un exercice anticipé du droit d'achat ou de
vente. Pour l'acheteur d'une option sur indices, la perte
maximale est limitée au montant de la prime qu'il a payée,
tandis que le bénéfice augmente de façon proportionnelle à
la hausse (option d'achat) ou à la baisse (option de vente) de
l'indice BEL-20.
Pour le vendeur d'une option, le bénéfice maximal est limité
au montant de la prime qu'il a reçue, tandis que la perte
augmente de façon proportionnelle à la hausse (option d'achat)
ou à la baisse (option de vente) de l'indice BEL-20.
Disponibilité du capital
Les options sur actions sont des placements liquides. Elles sont
négociables journellement à la Bourse belge des options BELFOX.
Frais
L'acheteur d'une option paie, en plus de la prime, des frais de
courtage qui augmentent proportionnellement au nombre d'options
acquises.
Suivi
Les cours des options sont communiqués chaque jour dans le
journal L'Echo sous la rubrique "Options et Futures".
{retour
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2.12. Les warrants |
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Définition
Le détenteur d'un warrant a le droit,
mais non l'obligation, d'acheter ou de vendre des actions à un
prix fixé, soit à une date convenue, soit pendant une période
déterminée. |
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Les warrants ressemblent donc fort aux
options, bien qu'il y ait un certain nombre de différences. Les
options ont une durée de quelques mois dans la plupart des cas,
tandis que les warrants peuvent avoir une durée allant de un à
cinq ans. Les options concernent des actions existantes, tandis
que l'exercice d'un warrant donne lieu à la création d'une
nouvelle action. Les warrants sont émis par une entreprise, les
options peuvent être émises par d'autres types d'intervenants.
Un warrant est le plus souvent émis en même temps que des
actions ou des obligations.
Il y a évidemment un prix à payer pour l'achat d'un warrant.
Ce
prix peut être un certain montant, mais il arrive que l'acheteur
accepte une réduction
du taux d'intérêt par rapport au taux
offert habituellement par le marché pour une obligation similaire
sans warrant.
Rendement
Tout comme les options, les warrants ont un potentiel
bénéficiaire très important.
Le bénéfice d'un warrant
"call" ou "put" augmente de façon
respectivement proportionnelle
à la hausse ou à la baisse de
l'action. La perte est limitée à la prime d'achat du warrant,
tandis que le bénéfice potentiel est illimité.
Risque
Si le cours évolue défavorablement, on risque de perdre la
totalité de sa mise.
C'est le cas pour un warrant
"call", lorsque le cours de l'action baisse, et pour un
warrant "put", lorsque le cours de l'action augmente.
Il y a lieu d'être attentif à la période d'exercice du warrant,
car à l'issue de celle-ci,
le warrant perd toute valeur.
Disponibilité du capital
En Belgique, la liquidité des warrants est nettement supérieure
à celle des options.
Un warrant se négocie aussi bien sur le
marché au comptant que sur le marché à terme.
Frais
Les frais sont identiques à ceux qui s'appliquent aux actions.
Suivi
On trouve les cours des warrants dans le journal L'Echo sous la
rubrique "Marché au comptant - warrants" mais
également sous la rubrique "Marché à terme".
Au bas de
la rubrique warrants figure le code du titre lié au warrant,
suivi de la période d'exercice du warrant.
{retour
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2.13. L'or |
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Définition
Les placements en or s'effectuent
directement ou indirectement.
Les placements directs se font en
lingots, en pièces de monnaie ou en médailles; les placements
indirects, en actions des mines d'or, en options sur l'or, en
comptes et en certificats-or. |
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Nous nous limitons ici aux placements
directs en or.
L'or se négocie sous des formes
diverses allant de minces plaquettes de 5 g à des lingots de 12,5
kg. Tous les lingots doivent porter l'estampille d'une mine d'or
agréée sur le plan international.
Voici quelques exemples de pièces de
monnaie: Krugerrand, Napoléon, Vreneli, ...
Ces pièces de
monnaie ont eu et certaines ont toujours cours légal.
La valeur
d'une pièce équivaut essentiellement à sa valeur métallique
intrinsèque
(c'est-à-dire à la valeur du métal qu'elle
contient). Les monnaies frappées à un très
petit nombre
d'exemplaires acquièrent une valeur supplémentaire en raison de
leur rareté.
Les médailles d'or sont frappées à
l'occasion d'un événement particulier (les jeux olympiques,
p.ex., ou un couronnement). Une fois l'événement passé,
l'intérêt de ces médailles disparaît rapidement et elles
deviennent souvent invendables.
Rendement
Le prix de l'or dépend dans une large mesure de la demande de
bijoux.
Lorsque celle-ci augmente rapidement, le prix de l'or
progresse.
Le rendement est également déterminé par le degré
d'inflation, les taux d'intérêt et l'offre.
En cas d'inflation
importante, la demande d'or s'accentue, et le prix de l'or
augmente.
Lorsque les taux d'intérêt sont élevés, les
placements en or deviennent moins intéressants par rapport aux
placements à taux fixe, si bien que le prix du métal précieux
baisse.
Il suffit parfois aussi de rumeurs faisant état d'une
augmentation de l'offre d'or pour faire baisser le prix.
Risque
Le marché de l'or est de moins en moins influencé par les
événements politiques ou militaires,
et toujours davantage par
des facteurs rationnels, tels que la demande, le niveau des taux
d'intérêt et l'inflation.
Disponibilité du capital
Les monnaies et les lingots d'or se négocient sur le marché de
l'or. Dans la pratique, monnaies et lingots peuvent tout
simplement être vendus à un établissement financier. Il s'agit
donc d'un placement liquide. Les médailles, en revanche, trouvent
plus difficilement preneur en raison du peu d'intérêt qu'elles
suscitent.
Frais
La TVA applicable à l'achat d'or est de 1%. S'y ajoutent le cas
échéant les frais liés à sa conservation : location de coffre,
assurance, ...
Suivi
Le cours des différentes monnaies d'or et du lingot figurent dans
le journal L'Echo à la rubrique "Or et pièces d'or".
Le cours acheteur est le cours auquel s'effectuent les achats, le
cours vendeur est celui auquel se vend l'or.
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{retour
haut de page}
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